11 novembre 2008
Le fleuve Sinnamary (2)
Cette fois nous allons vers l'embouchure du fleuve. L'Atlantique est à moins d'une demie-heure de navigation.
Nous allons voir les oiseaux, bien que l'heure (début d'après midi) ne soit guère propice à leur observation.
Nous longeons la mangrove.
Nous arrivons à l'estuaire du Sinnamary.
Nous commençons à apercevoir les oiseaux. Certaines taches rouges sont intrigantes.
Et oui, ce sont des ibis rouges.
Comme les flamands, il se nourrissent de petits crustacés qu'ils trouvent en abondance dans la mangrove (= forêt de palétuviers).
A tel point que l'ibis ne vit que dans la mangrove. Il se déplace avec elle, la mangrove ne restant pas toujours à la même place.
Vol d'ibis
Vol mixte
Cette ruine est celle d'un petit phare qui a été construit du temps du bagne et qui était servi par les bagnards.
La navigation du Sinnamary est dangereuse près de l'estuaire à cause des bancs de sable qui se déplacent. A cet endroit, en plus, il y avait des rochers.
J'aime l'arrivée sur la ville de Sinnamary.
Par le vieux pont comme par le fleuve, c'est une belle cité.
Curieusement, ils ont mis le cimetière au bord du fleuve...
C'était sûrment du temps où le terrain ne valait pas cher, le tan lontan (autrefois).
03 novembre 2008
Le fleuve Sinnamary (1)
Aujourd'hui nous allons faire une tournée de surveillance sur le fleuve Sinnamary. Nous embarquons à... Sinnamary, aux Pieds dans l'eau, un endroit que certains d'entre vous connaissent peut-être car c'est par ici qu'ont été tournés les épisodes de la 2ème compagnie de TF1.
Ce site magnifique est un hôtel, le seul de Sinnamary. C'est là que logent les russes qui viennent travailler sur le site de lancement Soyouz qui devrait être opérationnel en 2009.
Ce site est dans l'enceinte du CSG (Centre Spatial Guyanais) qui s'étend sur deux communes : Kourou et Sinnamary.
Nous continuons notre navigation. Nous rencontrons plusieurs habitations.
Ces gens vivent ici une partie de l'année et en métropole le reste du temps.
Ils se promènent le long du fleuve. Cela fait des années qu'ils vivent ainsi. Ils savent tout ce qui se passe dans le coin.
Ici c'est une exploitation agricole.
Il y a de nombreux abattis sur cette partie du fleuve car il y a des chemins d'accès terrestres. Plus en amont, c'est le royaume des guides qui emmènent les touristes à la découverte de la forêt.
Hélas, en Guyane, ce n'est pas une activité à temps complet. Les touristes ne sont pas très nombreux.
Quelques miles nautiques et quelques kilomètres à pied plus loin, nous tombons sur cette exploitation sauvage qui était un des buts de notre déplacement.
Plusieurs arbres ont été coupés. Les planches, débitées sur place à la tronçonneuse sont ensuite emmenées "à l'os", c'est à dire sur l'épaule, jusqu'au fleuve.
(ce n'est pas une expression locale, c'est Jean-Paul, notre cousin alsacien qui l'utilisait régulièrement).
Puis le retour s'effectue de façon habituelle avec toujours des criques à franchir sur de jolis petits ponts de bois...
Nous rencontrons des termitières abandonnées. Il y en a beaucoup dans ces forêts.
Puis c'est le retour par le fleuve. J'aime bien ces moments qui sont très reposants, malgré le bruit du moteur.
Nous longeons la mangrove, omniprésente à certains endroits de la côte, à tel point qu'une espèce de papillon y prolifère.
Ces papillons ont la particularité d'être recouverts d'une substance urticante très violente. A une période de l'année, ils envahissent les villes et les villages et cette substance se répand partout, provocant la papillonnite qui se traduit par des démangeaisons terribles et très difficiles à soulager.
Puis c'est l'arrivée à Sinnamary.
Une prochaine fois, je vous montrerai l'embouchure du fleuve.
30 mai 2008
Grand Santi 2 : voyage
Nous repartons pour Grand Santi pour continuer le travail entrepris il y a 3 mois.
Il ne faut pas s'y tromper : nous sommes en saison des pluies...
De l'autre côté du fleuve, Albina (Suriname) émerge de la brume matinale.
Le fleuve est beaucoup plus haut qu'en mars dernier. Les rapides devraient être moins difficiles à franchir.
Mais nous devrions aussi être bien plus arrosés...
Tout arrive par le fleuve, y compris les matériaux et les engins de travaux publics.
Les gros ...

... comme les petits.
Remarquez qu'ici nous avons deux pirogues jumelées. On distingue bien les deux proues et les deux moteurs.
Le temps d'une petite escale pour se restaurer et prendre du ravitaillement pour la fin du voyage et nous sommes repartis.
La tenue idéale en pirogue : un chapeau, des nus pieds car il y a un peu d'eau au fond de la pirogue et l'embarquement n'est pas toujours facile, un grand parapluie pour quand il ne pleut pas trop et un poncho en cas de déluge.
Les rapides sont toujours visibles, mais pas toujours les rochers. La vigilance s'impose donc !
Il y a aussi des moments paisibles avec de biens jolis paysages.
Mais le temps se gâte !
Nous commençons par le parapluie. Son avantage est que nous ne transpirons pas dessous.
Son inconvénient, c'est qu'après un moment, l'eau nous dégouline dans le dos.
Rien n'est parfait.
Il nous faut donc céder devant la violence des éléments. Dans nos impers et ponchos nous dégoulinons rapidement de sueur, mais nous n'avons pas froid.
Le monsieur du fond est le piroguier. C'est un métier très exigeant qui demande une grande maîtrise et une excellente connaissance du fleuve et de ses pièges.
Ces gens sont des artistes de la pirogue !
Et il y a d'autres moyens de se protéger à bord.
vous pouvez comparer les deux périodes avec les articles sur Grand Santi dans la catégorie Villages
10 avril 2008
Les sauts du Maroni
En amont d'Apatou, le lit du Maroni est barré par de nombreux sauts. En période sèche, certains obligent au déchargement de la pirogue et au franchissement à pied, par des petits sentiers pratiqués sur la rive.
Mais nous sommes en saison des pluies et nous n'aurons pas ces désagréments.
Les rochers sont affleurants et les paysages du fleuve à ces endroits sont vraiment très surprenants !
Il faut voir la maestria du piroguier : diriger un engin de plusieurs tonnes et de 15 m de long dans ces endroits demande une grande maitrise !
et durant ce trajet, on ne se sent guère stressé....
Voyage à Grand Santi
Voyage à Grand Santi
Vidéo envoyée par robert97
un aller-retour à Grand Santi en pirogue. Au milieu, un curieux cheminement de fourmis et une inhabituelle campagne électorale. A déguster sans hésitation !!!
17 mars 2008
Grand Santi : le voyage
Cette semaine, nous partons pour Grand Santi. Cette commune est à 6 heures de navigation en pirogue, soit plus de 8 heures de voyage avec les escales.
Nous embarquons à la Charbonnière, quartier de St Laurent.
Notre pirogue fait une quinzaine de mètres de long et possède un moteur de 85 cv. Il est alimenté par un fût de 200 l de mélange. La consommation est environ de 30 l/h. Ceci explique en partie le coût du voyage : 72 euros par personne.
Rapidement, chacun s'installe. Le parapluie est un accessoire indispensable en pirogue car il protège de la pluie, du vent, du soleil et des coups de soleil même quand il n'y a pas de soleil !!!
Les imperméables et les ponchos ne sont pas agréables à utiliser car ils provoquent une condensation terrible !
Mon collègue Lucas a vite pris les habitudes du bord...
En route, nous rencontrons les pirogues de transport de matériels.
Tout est transporté ainsi sur le fleuve : le ravitaillement (même le congelé...), le petit matériel de tous les jours, jusqu'aux bulldozers et autres engins de travaux publics.
Le ravitaillement des sites d'orpaillage (même les clandestins) passe aussi par la pirogue.
Vous connaissez déjà ces barges.
Elles sont dans la zone internationale du Maroni et elles extraient l'or du fond du fleuve.
Je vous les ai déjà montrées dans d'autres articles, ceux sur ma visite à Apatou...
Nous nous arrêtons de temps en temps pour des raisons naturelles. Mais pas le temps de rêvasser !
Nous avons encore de longues heures de navigation devant nous !
Nous approchons d'un village que vous connaissez bien maintenant.
Nous allons nous arrêter plusieurs fois au cours de ce trajet car nous avons choisi d'utiliser la pirogue de la Poste.
Elle fait le voyage toutes les semaines. Départ le mardi, retour le vendredi.
Pour les plis urgents, le délai de 48h n'est pas respecté !!!
Le fronton de cette maison est décoré en art Tembé, l'art Bushe Nengue.
Le camion nous attend pour emporter le courrier à l'agence postale.
Je vous laisse déguster ces photos d'Apatou.
Pour la visite plus complète, recherchez les articles sur ce village dans la catégorie Villages.
Et déjà nous repartons pour Grand Santi. Nous avons fait 2 heures de trajet... plus que 4 heures !
Dans le prochain article, nous franchirons les sauts du Maroni.










































