28 novembre 2008
A Paramaribo
Et nous voilà repartis pour le Suriname.
Nous voici de nouveau à l'embarcadère de la Gabrielle, le bac qui fait la liaison avec Albina que l'on aperçoit au loin.
Des collègues de Cayenne nous ont rejoint, mais c'est le hasard et nous ne serons plus ensemble à Parbo.
Les formalités seront vite embarquées. Il faut dire que le bac ne peut passer qu'une dizaine de passagers et que beaucoup de ceux qui partent au Suriname se gardent bien de passer par les contrôles....
Deux heures plus tard et 150 km plus loin, après un voyage fatigant sur une route toujours aussi mauvaise, nous arrivons chez des amis Surinamais.
Et nous voilà partis pour une petite balade dans la banlieue de Parbo.
Voici un joli site sur le fleuve Paramaribo.
Ma passagère a fait quelques photos pendant le trajet.
Il faut être courageuse pour monter derrière une sportive (je l'écris au féminin car il y a peut de mecs qui acceptent de le faire....).
Il faut reconnaitre que cela ne manque pas de charme...
Le repas de midi est pris dans le restaurant javanais du père d'un copain surinamais.
L'entrée est une soupe bien chaude. Je ne vous dirai pas qu'on avait besoin de se réchauffer, mais ce n'est pas désagréable de manger une soupe même si il fait très chaud (nous sommes au coeur de la saison sèche et il fait vraiment très chaud).
Le moment du retour est arrivé. Dur de se rééquiper pour la route !
Mais la sécurité est à ce prix. Même les locaux ne transigent pas (ou très peu).
Mais cette fois il y aura des dégats pendant le retour.
Marc a fissuré son carter moteur à cause d'un immense trou dans la chaussée qu'il n'a pas vu car il était au milieu du groupe.
Retour à la poussette !
Steve, lui, est bon pour une roue arrière. Pour la même raison... mais pas au même endroit !
24 juillet 2008
Suriname : le retour
Quatre jours, ça passe bien vite. Déjà le retour.
Les bécanes sont moins brillantes qu'au départ. Il va y avoir un gros travail de nettoyage !!!
Et nous n'en avons pas fini avec la pluie, nous sommes bien en région équatoriale humide !
Devant la voiture, on aperçoit le mur d'eau. C'est souvent que l'on voit la pluie arriver sur nous. Et il faut entendre le grondement qui enfle au fur et à mesure de l'approche de la douche !!!
En Guyane, on appelle ce phénomène "le train de Mana"
Le revêtement de ce pont a été détruit pendant la guerre civile. Ce pont a subi plusieurs tentatives de destruction, mais il a tenu bon.
Beaucoup de gens s'arrêtent ici et c'est un lieu de convivialité, au moins pour les motards.
L'état de la route est vraiment spectaculaire.
Il y a de nombreux passages comme celui-ci.
Il parait qu'une étude est en cours pour réparer cette route.
Cette saignée de plusieurs kilomètres à une triste origine.
Pendant la guerre civile un type a perdu son frère, tué par la faction adverse. Dans un moment de folie, il a pris un bulldozer et avec la dent de ripper (un pic destiné à défoncer les sols durs) il a détruit la route.
Encore une trace de cette guerre civile qui fut un moment très dur pour le peuple surinamais.
Ce monument commémore le massacre du village de Moiwana en 1986.
Puis c'est le passage du Maroni.
sur la Gabrielle.
18 juillet 2008
Suriname : les amis
Ce voyage a vraiment été un grand moment de plaisir et de chaleur humaine. D'abord entre nous.
Marc (en bleu) connaît très bien le Suriname car il participe souvent à des compétitions motardes.
Il nous a donc fait découvrir des endroits sympa que le touriste seul aurait bien du mal à trouver.
Puis il y avait ses amis surinamais. Ce soir là ils étaient deux à partager notre soirée.
Bon pour le dialogue c'était un peu en anglais et beaucoup en taki taki (langue bushe nungue) que Marc (qui est ici depuis son enfance) parle couramment.
Notre hôtel avait mis un abri fermé à clef pour garer nos motos.
Au Suriname aussi le vol est un fléau.
L'accès au garage valait alcootest à lui seul ! Personne n'a été contrôlé positif !!
Stéphane a fait mentir l'adage qui veut qu'une Harley ne sorte qu'avec les chromes rutilants et ne voyage pas.
Un passage près d'une usine d'aluminium a laissé quelques traces rougeâtres dues à la poussière de bauxite qui recouvrait la route.
Puis ce fut la dernière soirée dans un cadre magnifique.
12 juillet 2008
Suriname : les quartiers historiques
A tout seigneur, tout honneur : la place de l'indépendance.
Le bâtiment a changé plusieurs fois de rôle dans le passé. Si je ne me trompe pas, c'est actuellement le palais présidentiel.
Il y a une magnifique palmeraie dans Paramaribo. Elle abrite une reconstitution de villages amérindiens.
Ça ressemble à des stands de vente. Il doit y avoir des animations commerciales dans ce lieu si calme.
Ce champ de totems est destiné à créer un lien entre les populations amérindiennes et les autres composantes de la population surinamaise (Bushe nunguee, Indiens en grand nombre, Amérindiens, Européens).
L'écriture de cette langue date du début du XXème siècle (non, je ne suis pas érudit en langue amérindienne, il y avait des explications en anglais !!!)
Ces totems sont destinés à être dispersés dans Paramaribo.
Et voici quelques rues de la ville. Mes amis hollandais devraient reconnaître l'architecture...
07 juillet 2008
Suriname : Paramaribo
Paramaribo est la capitale du Suriname. C'est une belle ville riche de l'architecture hollandaise. Le Suriname a obtenu son indépendance en 1975 et il a rapidement sombré dans une dure guerre civile (1985 à 1987) à cause de deux frères qui se disputaient le pouvoir. Il se relève de cette épreuve.
Pour arriver en ville, il faut passer sur ce pont monumental. Il culmine à 50 m de hauteur, ceci pour laisser passer les bateaux de haute mer.
La montée est impressionnante !
Avant, il fallait prendre le bac pour aller sur l'autre rive.
Vous aurez sûrement remarqué qu'ici on roule à gauche. Peut-être à cause de la présence du Guyana, ex colonie anglaise ?
Au pied de l'autre rive nous sommes accueillis par le drapeau surinamais.
Il y a de nombreux monuments. Ce carillon n'est hélas plus en état.
Je n'ai pas réussi à connaître la signification de celui-ci.
Partout sur les rives du fleuve nous sommes dominés par le pont.
Cette église est probablement la plus grande et la plus haute construction en bois des Amériques.
Je ne pouvais pas ne pas la prendre sous prétexte de travaux...
Le temps de boire une bière locale (encore que... je dirais plutôt hollandaise...) dans un curieux bar situé au dessus d'une boutique d'ameublement,
et la nuit est là.
Nos montures nous attendent pour nous emmener sagement au restaurant.
La prochaine fois, je vous montrerai le quartier historique.
02 juillet 2008
Suriname : l'aller
Ca y est, j'ai fait mon premier voyage au Suriname. Après la galère pour obtenir le (très onéreux) visa, puis l'obtention (rapide et gratuite) du permis international et enfin l'assurance spéciale (pas donnée non plus), nous pouvons embarquer sur la Gabrielle pour franchir le Maroni.
L'arrivée à Albina, ville frontière, est agréable. Les formalités de police et de douanes sont rapides.
Mais on nous a contrôlé dans le couloir d'entrée car nous étions vraiment très mouillés... nous avons compris !
Voici la Gabrielle qui assure le transit légal entre les deux pays. Le reste du trafic s'effectuant en pirogue, y compris pour le gros matériel.
Durant notre voyage nous avons rencontré des animaux morts. Si le serpent commence à devenir habituel....
... je ne peux pas en dire autant de ce jeune caïman qui n'aura pas eu le temps de semer la terreur dans les marais.
Il mesurait un peu moins d'un mètre.
La route de Paramaribo, la capitale du Suriname, n'est pas très bonne...
Il y a de nombreux passages difficiles. Mais on passe mieux avec une moto qu'avec une voiture.
Et nous voici déjà aux portes de Paramaribo. Premier travail : faire le change de nos euros. Le haut niveau de l'euro est une aubaine pour nous.










































