09 novembre 2009
Toussaint
C'est notre dernière Toussaint car nous quitterons la Guyane fin août 2010. Je ne résiste pas au plaisir de vous remontrer le spectacle des cimetières des Antilles-Guyane qui partagent la même tradition de fleurissement et d'illumination avec des bougies.
Je ne suis pas spécialement pro-religion, mais cette tradition est vraiment particulière et il est impossible de ne pas en parler.
Les tombes sont nettoyées et repeintes en blanc dans les jours qui précèdent le 1er novembre.
C'est un petit boulot pour les jeunes.
Puis les tombes sont fleuries. Il faut savoir qu'il n'y a pas de fleuriste à St Laurent du Maroni.
Ce sont donc les chinois qui fournissent tout le monde en fleurs artificielles made in China.
Les bougies, elles, sont made in Italy. Chacun sa spécialité. Les images représentent la Sainte Vierge ou... Jean XXIII. Seraient-ils encore en train d'écluser les stocks ?
Puis le jour de la Toussaint tout le monde se retrouve au cimetière.
Il y a des familles qui pique-niquent autour de la tombe.
C'est un vrai moment de convivialité.
31 octobre 2009
Festival amérindien de Balaté
Nous venons de vivre le premier festival amérindien de Balaté, communauté Arawac de St Laurent du Maroni.
La soirée commence par une cérémonie chamanique qui loue la nature.
Tous les décors et de nombreux habits sont fait à partir du palmier bache.
La vidéo en bas de l'article reflète bien l'ambiance de cette belle soirée.
Ces habits rustiques sont de ce palmier. Ils correspondent à la cérémonie. Mais vous verrez plus loin que de très beaux habits peuvent être réalisés.
Les plus jeunes ne sont pas les moins appliqués.
Le décor en place symbolise la nature qui nous environne. Il y a aussi des feux de bois aux quatre coins de la zone de la cérémonie.
Puis nous passons aux chants et danses traditionnels. Ce sont les amérindiens Kalinas qui ouvrent le spectacle.
Didier, à droite, est majestueux.
J'ai remarqué que, à de très rares exceptions près, les hommes ont les plumes du diadème devant la tête, et les femmes derrière.
Tous les habits que vous verrez maintenant sont tissés avec les fibres du palmier bache.
Ils y plusieurs communautés amérindiennes à St Laurent. Les Arawacs, les Kalinas, les Galibis. Plus en amont du fleuve, il y a d'autres communautés, dont les Wayanas.
Ces jeunes sont des Arawacs.
Les langues amérindiennes sont suffisamment complexes et variées pour que les différentes communautés ne se comprennent pas entre elles.
Ce festival a été un succès. Les organisateurs espèrent pouvoir le rendre annuel. Le but étant la sauvegarde de leur culture qui subit les assauts de la modernité et de la communauté Bushe Nunguée (les noirs marrons).
Et toujours ces superbes tambours au son envoûtant (vous les entendrez à la fin de la vidéo)
Vidéo de l'évènement :
1er festival amérindien de Balaté à St Laurent du Maroni
by robert97
27 octobre 2009
Contrôle en forêt
Aujourd'hui nous allons faire des contrôles en forêt.
Nous commençons par un contrôle de cubage des bois abattus. Cela nous vaut une jolie petite promenade sur un chantier bien détrempé par la saison des pluies.
Heureusement, nous avons rencontré l'exploitant forestier et nous voyageons à pied sec... des forestiers bourgeois, en somme !
Notre carrosse est un skidder.
Le siège est très chaud, il faut se protéger !
Et elles sont belles, les grumes !
Le mot skidder vient du vieux français qui est encore utilisé au Canada et qui signifie rouler, glisser des grumes (vive internet !).
Nous approchons d'un abattis déjà un peu ancien et qui est cultivé en manioc.
Au premier plan vous voyez les pieds d'ananas.
Un autre abattis à travers ce rideau d'arbres morts.
Chargement des grumes.
Nous quittons l'exploitation forestière et nous continuons notre tournée. Voici un site de sable blanc. C'est très courant en Guyane car de grandes zones ont un sol complètement ruiné, au delà même du podzol. Il parait que cela est dû aux grandes quantités d'eau qui tombent ici.
Mais voilà, jusqu'à un passé très récent, un engin en panne était abandonné sur place.
Ce qui explique que l'on trouve des carcasses un peu partout, parfois même très loin en forêt.
Une prise de conscience commence à se faire et il est possible que ce comportement change bientôt.
17 octobre 2009
Piste forestière
Allez, aujourd'hui je vous emmène faire un nouveau petit tour sur nos pistes forestières de l'ouest guyanais, juste pour le plaisir de quelques belles photos.
Il s'agit de desservir de nouvelles parcelles forestières en vue de leur exploitation.
Nous sommes toujours sur des sols en latérite. La chaussée permet de rouler avec une petite voiture de tourisme.
La latérite est un très bon matériau pour les pistes.
Les palmiers, petits ou grands, sont une constante de la forêt amazonienne. Ils sont présents partout en Guyane. Celui-ci a un peu souffert des travaux...
Il y a de nombreux ponts à faire. Ici nous utilisons beaucoup les buses car les cours d'eau ont peu de courant, même en crue.
Les billes sont destinées à la structure d'un de ces ponts.
La canopée est magnifique.
Il faut savoir que, contrairement à une idée reçue, la forêt guyanaise est pauvre en arbres utilisables par l'homme.
Le prélèvement lors d'une coupe est faible (moins de 10 m3 à l'Ha) et cela oblige à parcourir de grandes surfaces forestières pour alimenter la Guyane en bois d'oeuvre et d'ameublement.
Nous arrivons au bout de la piste carrossable.
Le chantier est propre parce qu'il y a longtemps qu'il n'y a pas plu.
Enfin, quand je dis qu'il y a longtemps qu'il n'y a pas plu, je veux parler des grosses pluies car il pleut pratiquement tous les jours.
Cette année nous avons une saison des pluies particulièrement sèche. Est-ce, ici aussi, un signe du réchauffement climatique ?
La conduite sur piste est dangereuse. On est obligé de louvoyer pour éviter des trous importants, et puis chacun se sent seul tellement on est isolé. Il y a régulièrement des collisions entre véhicules dont chacun des conducteurs se sentaient seuls. Souvent un des véhicules est coincé sur place, surtout si la collision a lieu avec un grumier.
Aussi n'est-il pas surprenant de trouver ce genre de panneau lorsqu'une entreprise travaille à la réfection d'une partie de la chaussée.
Enfin, cerise sur le gâteau, il y a ce panneau que j'adore.
C'est un panneau de l'Équipement que je vois régulièrement sur la RN1.
Comment ont-ils fait pour avoir un panneau avec une faute d'orthographe ?
08 octobre 2009
La matourienne
Dimanche dernier (04/10) avait lieu la Matourienne.
C'est une épreuve motarde qui consiste en des run de 200 m le matin et 400 m l'après midi.
C'est une épreuve annuelle. Pour les sportives il y a aussi la course de côte de St Laurent. Donc, il y a du monde.
Prêt ?
Le problème, c'est que sur une si petite distance tout se joue au démarrage.
Ces machines sont tellement puissantes (toutes aux environs de 100 cv) qu'il est très difficile de garder l'adhérence.
Et la plupart des concurrents sont des amateurs, nombreux sont ceux qui sont là pour la première fois.
Et ces départs ratés font de mauvais chrono !
Mais ils font aussi de belles photos !
Voici une partie des concurrents de St Laurent. Nous étions venus en force et nous avons eu quelques bons résultats.
Moi je ne suis là que comme supporter...
Nous sommes en pleine saison sèche et il fait très chaud. Il faut donc protéger un peu les concurrents qui cuisent, que dis-je, qui bouillent dans leurs combinaisons de cuir...
Les umbrella's girls sont très dévouées.
Pour rejoindre cette manifestation, nous nous étions retrouvés à Kourou.
Voici une partie du parc moto pour les supporters.
À la fin de leur run, les motards attendent que toute la série soit terminée avant de rejoindre...
Malgré la chaleur et le peu d'ombre, le public est venu nombreux.
Il y avait aussi un stand de la prévention routière. Il présentait, entre autres, un test pour que chacun prenne conscience de l'état dans lequel nous sommes lorsque nous avons un peu bu.
On nous fournissait des lunettes. Celles que porte Anne-Marie simule une alcoolémie de 2,5 g.
Le résultat est spectaculaire !!!
01 octobre 2009
Voyage de Marie-Hélène et Régis
Ce sont 2 amis ardèchois avec lesquels j'ai chanté en chorale à Aubenas pendant des années et pratiqué la moto. Ils sont venus en Guyane pour 3 semaines et terminé leur périple par une petite semaine à St Laurent du Maroni.
Toutes les photos de cet article sont d'eux.
Le Kikiwi est un des symboles (à mes yeux et à mes oreilles) de la Guyane. Son nom est la transcription de son cri.
Évidemment, on ne peut pas venir ici sans remarquer ces belles maisons créoles. Celle-ci est à Cayenne.
Un effort est fait depuis quelques temps pour entretenir ce beau patrimoine.
Voici la célèbre place des Palmistes et sa plantation de palmiers royaux dont l'entretien est très difficile.
Je ne sais pas (encore) où se trouve ce musée dans Cayenne, mais je ne résiste pas au plaisir de vous montrer son enseigne !
Puis nos amis ont pris l'avion d'Air Guyane et ils sont allés passer quelques jours à Saül, haut lieu de l'orpaillage sauvage...
... et des belles balades en forêt.
Lui Tarzan (enfin, presque...)...
... et elle, Jane !!!
Puis ils ont rejoint le marais de Kaw (plusieurs articles sur ce marais dans ce blog) et ils ont découvert divers moyens de locomotion.
Ensuite ils ont rejoint Kourou et son Centre Spatial Guyanais
et les îles du Salut avec ces singes en liberté. (plusieurs articles également dans ce blog)
Et enfin ils sont arrivés à St Laurent.
Ce bagnard est sur le passage qui menait du quai d'arrivée des bagnards au bagne.
Près de ce lieu, ils n'ont pas résisté à ce joli flamboyant (ces arbres sont moins éclatants qu'à la Réunion).
Puis ils ont visité St Laurent et ses environs :
le marché avec la soupe Hmong,
une promenade sur le Maroni avec un petit passage au Suriname
ils ont la chance (?) de vivre la pluie tropicale
À Chilibombo (site naturel tenu par les amérindiens)
Un dernier coucher de soleil sur le Maroni...
... un dernier T-punch,
et à l'année prochaine en ardèche !!!
29 juillet 2009
Crique Morpio
Et voici la deuxième édition du rassemblement motard de la crique Morpio.
Une petite balade d'une centaine de kilomètres pour se retrouver avec les collègues de Kourou et de Cayenne.
Saint Laurent, pas trop tôt le matin... Un petit rassemblement d'hommes et de femmes en noir se précise...
Avez-vous remarqué que les motards sont souvent en noir ? peut-être pour camoufler tous les insectes qui s'écrasent sur nous ?
Les bécanes sont prêtes à rugir... bon d'accord, j'en rajoute un peu... quoi que....
Une heure plus tard, tout le monde tombe la chaude tenue motarde pour quelque chose de plus léger, plus décontracté.
Il faut aussi penser à se rafraîchir. Curieusement, l'eau des criques est fraîche toute l'année.
J'ai dit fraîche... pas froide !!!
Nous ne sommes pas les seuls dans cette aire.
Il ne faut pas se laisser abattre. L'intendance a bien suivi.
Au menu, grillades, salades, riz et haricots rouges. Le tout amené par une future motarde et sa copine.
Le chef du jour est Daniel qui, avec sa femme Dominique, va bientôt nous quitter.
Une petite partie du groupe en pleine activité.
Les organisateurs de ce rassemblement.
Hélas, en Guyane, tous les lieux fréquentés ont ceci en commun : les détritus.
Les gens n'ont pas encore acquis le réflexe de propreté. Il faudra encore quelques années pour modifier ce comportement regrettable.
Une partie du parc de motos. Près d'une cinquantaine de machines étaient rassemblées ici, presque soixante dix personnes.
Il se peut que ce rassemblement devienne un pèlerinage.
Le but initial était de mélanger les 125 et les gros cubes.
Pour la première édition, la fête s'était terminée tragiquement et notre ami Christian n'était pas avec nous cette année.
Il était connu et aimé de tous.
(la faute sur le T-shirt n'est pas le plus important à remarquer)
02 juillet 2009
Kamalakuli race 2
Kamalakuli ? c'était le nom amérindien du lieu avant St Laurent du Maroni. C'est un nom Kalina (amérindiens Caraïbes).
C'est aussi le nom donné par le club "Les 2 roues de l'ouest" à la course de côte qu'il organise et dont c'était la 2ème édition cette année.
Course de côte en Guyane ? Bien sûr ! Bon on n'a pas de montagne, mais on a trouvé une route avec un dénivelé d'au moins... 30 m sur 3 kilomètres. On fait avec ce que l'on a...
Il est 7h30 ce dimanche matin. Tout est en presque en place pour nous.
Les tentes seront les bienvenues dans une heure ou deux.
Les concurrents commencent à arriver. Nous en attendons 18 qui viennent de St Laurent, Kourou et Cayenne.
Chacun s'installe et la bonne humeur est de rigueur avant d'en découdre !!!
La compétition se déroule dans le cadre du règlement de la Fédération Française de Moto (c'est obligatoire).
Et le règlement prévoit que les pilotes doivent être équipés de vêtements avec protection (ceux que tous les motards responsables utilisent de toute façon).
Ils sont très chauds, ce qui explique cet étendage dans les stands !
Les spectateurs sont venus nombreux. Certains avec d'étranges véhicules.
Même les picolettes sont de la fête. J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de ces pauvres oiseaux dont le malheur est de bien chanter même en captivité, ce qui leur vaut de se retrouver en cage pour participer à des concours.
Les gamins sont ravis du spectacle et rêvent du jour où...
Et c'est le tour de reconnaissance qui se fait derrière la voiture ouvreuse.
Il y aura ensuite 2 run d'entraînement dont seul le deuxième sera chronométré, puis 4 run de course.
On sent que certains ne sont pas là que pour faire prendre l'air à leur moto.
Il y a des habitués qui vont faire des courses sur le circuit du Guyana, pays où il est interdit de pénétrer avec sa voiture.
Je ne connais pas la raison de cette drôle de règle que je trouve incroyable !!!
L'attente avant la ruée...
Les umbrella's girls (désolé : c'est le terme officiel) abritent les preux chevaliers motocyclistes des ardeurs du soleil!
Ils le méritent car il fait plus de 30° et sous le casque et le cuir, ça coule !!!
C'est le départ du premier run de course.
3 km d'un circuit un peu sinueux et parfois technique, sur une route de bonne qualité. Bref : un circuit plutôt agréable.
Il est parti pour environ 2minutes 30 de course.
Tous les concurrents font leur course puis c'est moi qui va les chercher car ils doivent redescendre tous ensemble et calmement... c'est le règlement !
Les affaires ont bien marché. Ça creuse, une course !
Rassurez-vous, nous ne manquons pas de liquide bien au frais !
On en aurait presque oublié que nous sommes en zone tropicale humide !
Une petite ondée vient nous le rappeler. Immédiatement, la course est suspendue.
C'est autant une question de bon sens que de règlement !
Beaucoup de pilotes sont démotivés et, bien que la course ne soit que suspendue, ils abandonnent et se préparent à rentrer.
Tous ne sont pas aussi bien équipés. Ceci dit beaucoup préfèrent rentrer en bécane même si il doit pleuvoir car de toute façon ici la pluie n'est pas glaciale et il faut rouler longtemps sous les grains pour avoir vraiment froid.
Tout le monde est parti. Nos charmantes vendeuses sont épuisées et Steeve, l'âme de cette journée, vient les réconforter !!!
Quelques jours plus tard, nous nous sommes retrouvés pour faire le bilan et remettre les prix aux pilotes locaux.
Tous les pilotes nous ont fait part de leur satisfaction, ce qui est déjà une récompense pour la petite équipe que nous sommes.
Mais nous, nous avons tout de même identifiés plusieurs points qu'il faudra améliorer pour que la Kamalakuli race 3 soit parfaite !
Un des lauréats était présent : Mickaël, qui nous quitte dimanche prochain pour rejoindre sa nouvelle affectation en Bretagne. Bonne route à lui.
25 juin 2009
Site légal réhabilité.....
Aujourd'hui nous allons visiter un site d'orpaillage dont le concessionnaire nous affirme qu'il l'a réhabilité et qui, en conséquence, en demande un autre.
Après presque deux heures de pistes correctes, nous arrivons dans la zone de l'AEX (Autorisation d'EXploitation) dans laquelle ne circulent que des véhicules utilitaires.
Le premier passage voit notre véhicule de tête embourbé.
Tout se passe dans la bonne humeur. On sort des chaînes et on tente de sortir le collègue.
Après quelques efforts infructueux, c'est fait.
La limite la plus contraignante de ces véhicules est l'absence de blocage de différentiel. Dès qu'une roue à l'avant et une autre à l'arrière patine, on est bloqué.
Pour plus de sureté, nous laissons les deux autres véhicules sur place et nous nous entassons dans le premier.
Le premier contact est éloquant et confirme ce que nous pensions : aucun travail de réhabilitation n'a été effectué.
Le flat (la partie travaillée du site) n'a pas été nivelé.

Normalement, au commencement de l'exploitation, la bonne terre et les arbres abattus auraient dû être entassés dans un endroit.
À la fin du travail, le flat aurait dû être nivelé avec le stérile puis recouvert par la bonne terre mise de côté.
La reprise de la végétation est alors rapide.
Pour ce site, il faudra quelques dizaines d'années avant que la nature reprenne ses droits.
Sur le site, la table et les moteurs sont encore présents, comme si ils attendaient une ultime recherche...
Comme d'habitude dans ces endroits, le cheminement est toujours un peu sportif.
Et toujours la désolation à perte de vue.
La pollution n'est normalement pas due au mercure car ces sites sont surveillés.
Elle est plutôt due à la boue qui tue la crique en asphixiant la faune et la flore aquatiques.
Il faudra plusieurs mois pour que l'eau redevienne propre et propice à la vie.
Le cheminement est toujours à la limite du véhicule.
Dans ces passages, la boule d'attelage racle le sol...
Et toujours la poubelle. Ici nous avons surtout des bidons d'essence. L'orpaillage nécessite de grandes quantités de carburant pour fonctionner.
Voici la base vie. Quand le site était en activité il y avait du monde qui vivait ici !
Maintenant il ne reste plus que deux hommes.
Cette fois, nous n'irons pas plus loin !
Heureusement que nous sommes près de l'endroit où travaillent les deux hommes qui restent sur le site !
Ils sont en train de reboucher des trous et de libérer des baranques (les trous d'eau dans lesquels ils cherchent l'or dans les parois).
Ils vont nous sortir de nos ornières avec un tracteur et ils vont nous accompagner jusqu'au premier point de blocage, là où nous avons laissé les autres véhicules, au cas où ne nous pourrions pas passer.
J'en profite pour rentrer avec eux : le vieux tracteur est plus confortable que la bétaillère de notre 4x4...
Bilan de cette visite : 3 administrations vont émettre un avis défavorable à l'attribution d'une nouvelle AEX à ce concessionnaire.
Serons-nous entendus ?
11 mai 2009
Tortue Luth
Nous voici sur une des plages d'Awala-Yalimapo, petit village amérindien à l'embouchure du Maroni, célèbre lieu de ponte des tortues luth.
En arrivant nous apercevons une tortue qui repart et nous voyons celle-ci qui a terminé sa ponte.
Il y a du monde autour d'elle. Elle manque un peu d'intimité pour son accouchement ...
Mais cet inconvénient a aussi un avantage : elle n'est pas agressée par des chiens... ou des humains.
Les oeufs ont été pondus dans un trou d'environ 50 cm de profondeur.
Maintenant, elle rebouche tout et aplani toute la zone pour empêcher que l'on puisse facilement découvrir et déterrer ses oeufs.
Avec ses puissantes nageoires avant elle envoie le sable derrière elle.
Elle souffre beaucoup pendant ce travail. Son corps se déssèche. Elle souffle souvent.
Ce travail pour effacer les traces de la ponte dure une bonne heure. La ponte, au total, dure plus de deux heures.
Les nageoires arrières servent à fignoler le camouflage.
Le travail est terminé. Elle regagne l'océan. Elle reviendra plusieurs fois dans les semaines à venir.
Elle pondra à chaque fois 50 à 80 oeufs qui écloront dans un peu plus de deux mois.
De nombreux nids seront saccagés par les chiens du village.
Un homme a été récemment pris et condamné pour avoir déterré des oeufs.
Sur cette photo, j'ai l'impression de la voir sourire à l'idée de rejoindre son élément...
Récupère bien de tes efforts, adieu !
(vous pouvez voir une vidéo et d'autres photos en cliquant sur le tag Tortues)





































































































