27 octobre 2009
Contrôle en forêt
Aujourd'hui nous allons faire des contrôles en forêt.
Nous commençons par un contrôle de cubage des bois abattus. Cela nous vaut une jolie petite promenade sur un chantier bien détrempé par la saison des pluies.
Heureusement, nous avons rencontré l'exploitant forestier et nous voyageons à pied sec... des forestiers bourgeois, en somme !
Notre carrosse est un skidder.
Le siège est très chaud, il faut se protéger !
Et elles sont belles, les grumes !
Le mot skidder vient du vieux français qui est encore utilisé au Canada et qui signifie rouler, glisser des grumes (vive internet !).
Nous approchons d'un abattis déjà un peu ancien et qui est cultivé en manioc.
Au premier plan vous voyez les pieds d'ananas.
Un autre abattis à travers ce rideau d'arbres morts.
Chargement des grumes.
Nous quittons l'exploitation forestière et nous continuons notre tournée. Voici un site de sable blanc. C'est très courant en Guyane car de grandes zones ont un sol complètement ruiné, au delà même du podzol. Il parait que cela est dû aux grandes quantités d'eau qui tombent ici.
Mais voilà, jusqu'à un passé très récent, un engin en panne était abandonné sur place.
Ce qui explique que l'on trouve des carcasses un peu partout, parfois même très loin en forêt.
Une prise de conscience commence à se faire et il est possible que ce comportement change bientôt.
17 octobre 2009
Piste forestière
Allez, aujourd'hui je vous emmène faire un nouveau petit tour sur nos pistes forestières de l'ouest guyanais, juste pour le plaisir de quelques belles photos.
Il s'agit de desservir de nouvelles parcelles forestières en vue de leur exploitation.
Nous sommes toujours sur des sols en latérite. La chaussée permet de rouler avec une petite voiture de tourisme.
La latérite est un très bon matériau pour les pistes.
Les palmiers, petits ou grands, sont une constante de la forêt amazonienne. Ils sont présents partout en Guyane. Celui-ci a un peu souffert des travaux...
Il y a de nombreux ponts à faire. Ici nous utilisons beaucoup les buses car les cours d'eau ont peu de courant, même en crue.
Les billes sont destinées à la structure d'un de ces ponts.
La canopée est magnifique.
Il faut savoir que, contrairement à une idée reçue, la forêt guyanaise est pauvre en arbres utilisables par l'homme.
Le prélèvement lors d'une coupe est faible (moins de 10 m3 à l'Ha) et cela oblige à parcourir de grandes surfaces forestières pour alimenter la Guyane en bois d'oeuvre et d'ameublement.
Nous arrivons au bout de la piste carrossable.
Le chantier est propre parce qu'il y a longtemps qu'il n'y a pas plu.
Enfin, quand je dis qu'il y a longtemps qu'il n'y a pas plu, je veux parler des grosses pluies car il pleut pratiquement tous les jours.
Cette année nous avons une saison des pluies particulièrement sèche. Est-ce, ici aussi, un signe du réchauffement climatique ?
La conduite sur piste est dangereuse. On est obligé de louvoyer pour éviter des trous importants, et puis chacun se sent seul tellement on est isolé. Il y a régulièrement des collisions entre véhicules dont chacun des conducteurs se sentaient seuls. Souvent un des véhicules est coincé sur place, surtout si la collision a lieu avec un grumier.
Aussi n'est-il pas surprenant de trouver ce genre de panneau lorsqu'une entreprise travaille à la réfection d'une partie de la chaussée.
Enfin, cerise sur le gâteau, il y a ce panneau que j'adore.
C'est un panneau de l'Équipement que je vois régulièrement sur la RN1.
Comment ont-ils fait pour avoir un panneau avec une faute d'orthographe ?
25 juin 2009
Site légal réhabilité.....
Aujourd'hui nous allons visiter un site d'orpaillage dont le concessionnaire nous affirme qu'il l'a réhabilité et qui, en conséquence, en demande un autre.
Après presque deux heures de pistes correctes, nous arrivons dans la zone de l'AEX (Autorisation d'EXploitation) dans laquelle ne circulent que des véhicules utilitaires.
Le premier passage voit notre véhicule de tête embourbé.
Tout se passe dans la bonne humeur. On sort des chaînes et on tente de sortir le collègue.
Après quelques efforts infructueux, c'est fait.
La limite la plus contraignante de ces véhicules est l'absence de blocage de différentiel. Dès qu'une roue à l'avant et une autre à l'arrière patine, on est bloqué.
Pour plus de sureté, nous laissons les deux autres véhicules sur place et nous nous entassons dans le premier.
Le premier contact est éloquant et confirme ce que nous pensions : aucun travail de réhabilitation n'a été effectué.
Le flat (la partie travaillée du site) n'a pas été nivelé.

Normalement, au commencement de l'exploitation, la bonne terre et les arbres abattus auraient dû être entassés dans un endroit.
À la fin du travail, le flat aurait dû être nivelé avec le stérile puis recouvert par la bonne terre mise de côté.
La reprise de la végétation est alors rapide.
Pour ce site, il faudra quelques dizaines d'années avant que la nature reprenne ses droits.
Sur le site, la table et les moteurs sont encore présents, comme si ils attendaient une ultime recherche...
Comme d'habitude dans ces endroits, le cheminement est toujours un peu sportif.
Et toujours la désolation à perte de vue.
La pollution n'est normalement pas due au mercure car ces sites sont surveillés.
Elle est plutôt due à la boue qui tue la crique en asphixiant la faune et la flore aquatiques.
Il faudra plusieurs mois pour que l'eau redevienne propre et propice à la vie.
Le cheminement est toujours à la limite du véhicule.
Dans ces passages, la boule d'attelage racle le sol...
Et toujours la poubelle. Ici nous avons surtout des bidons d'essence. L'orpaillage nécessite de grandes quantités de carburant pour fonctionner.
Voici la base vie. Quand le site était en activité il y avait du monde qui vivait ici !
Maintenant il ne reste plus que deux hommes.
Cette fois, nous n'irons pas plus loin !
Heureusement que nous sommes près de l'endroit où travaillent les deux hommes qui restent sur le site !
Ils sont en train de reboucher des trous et de libérer des baranques (les trous d'eau dans lesquels ils cherchent l'or dans les parois).
Ils vont nous sortir de nos ornières avec un tracteur et ils vont nous accompagner jusqu'au premier point de blocage, là où nous avons laissé les autres véhicules, au cas où ne nous pourrions pas passer.
J'en profite pour rentrer avec eux : le vieux tracteur est plus confortable que la bétaillère de notre 4x4...
Bilan de cette visite : 3 administrations vont émettre un avis défavorable à l'attribution d'une nouvelle AEX à ce concessionnaire.
Serons-nous entendus ?
02 juin 2009
Concert en forêt amazonienne
Grâce à Alice nous nous retrouvons en pleine forêt amazonienne pour un concert sympathique.
Elle va nous quitter pour deux ans et, avant son départ, elle a voulu organiser un après-midi musical.
Il y a plusieurs familles d'amis qui vivent dans cette zone, près d'une crique charmante. Le paradis...
Le site est fabuleux et les chanteurs devront concurrencer les oiseaux.
Les conditions de prises de vue sont très difficiles. Le carbet est alimenté en électricité par des panneaux solaires et nous n'avons donc pas de projecteur pour éclairer la scène : il faut être économe pour que le frigo soit alimenté toute la nuit.
Mais ces quelques contraintes n'empêchent pas que la vie ici est très agréable. Ils ont même le téléphone portable !
C'est Stéphane qui commence.
Je crois que la vidéo jointe relate bien l'ambiance qui règne.
Lui et Alice ont pris des cours de chant avec Gisèle cette année.
Judith, la pianiste, a du mérite et réalise des exploits avec ce piano pas très adapté au classique.
Alice suit.
Il n'y a pas beaucoup de public. Mais même si c'est devant des amis, l'émotion est là, qui noue les tripes !
Le carbet possède un étage pour les chambres. C'est une belle construction traditionnelle... du Brésil.
Eduardo est cubain. Il est professeur de saxo et de clarinette à l'école de musique de St Laurent. Diego est son plus grand supporter.
Anne, la violoniste, est également prof à St Laurent et... la maman de Diégo.
Avec deux parents musiciens, Diégo a une voie toute tracée...
Alice, Stéphane et quelques amis ont fondé un petit groupe de variété qui se produit régulièrement à St Laurent.
Vous pouvez les écouter à la fin de la vidéo.
Un dimanche bien agréable, avec beaucoup de bonne humeur et d'amitié, comme on les aime tant.
27 avril 2009
Désignation en forêt
Je vous emmène au travail en forêt profonde.
Nous arrivons sur un ancien site d'orpaillage légal. Nous sommes à environ 2 heures de 4x4 de St Laurent du Maroni.
Nous préparons rapidement les sacs et c'est parti pour une bonne demi-heure de marche.
Comme d'habitude il y a des criques à franchir.
Le site est encore lunaire, mais des plantations de palmiers ont été faites et dans quelques années la forêt aura repris possession des lieux.
Une partie de notre groupe.
Rapidement nous sommes dans le sous bois.
Il fait d'autant plus sombre que le ciel est très gris et qu'il devrait bientôt pleuvoir...
Nous voici à pied d'oeuvre. Nous préparons le matériel : un GPS et un micro ordinateur de terrain.
Tout de suite nous sommes arrêtés par la pluie. Une pluie violente qui empêche toute activité.
Immédiatement, nos collègues locaux coupent des feuilles de palmier patawa et voilà un abri vite fait et très efficace.
Nous aurons plusieurs interruptions de ce genre dans la journée.
Afin de vendre les arbres récoltables, il faut d'abord les inventorier. En métropole on passe en martelage, ici c'est la désignation.
La forêt est découpée en parcelles et chaque parcelle en unité de production pour faciliter le travail.
On parcourt toute la surface et, pour chaque arbre récoltable, on appose une plaquette avec un numéro.
On note pour chacun d'eux :
* le numéro de la plaquette
* l'essence
* le diamètre
et avec le GPS on relève le point géographique (en réalité un point pour une zone d'arbres).
Cela nous permettra de fournir à l'exploitant forestier une carte des arbres à récolter pour faciliter son travail.
Les arbres pas encore récoltables mais prometteurs sont appelés arbres d'avenir et nous les marquons à la peinture bleue. Les exploitants n'auront pas le droit de les abattre.
De temps en temps nous voyons de belles fleurs. Ici des fleurs de plante épiphyte (plante non parasite qui vit en symbiose avec l'arbre).
Puis c'est l'heure du repas.
Moment de calme et de sérénité, qui permet de récupérer un peu car ce travail est pénible et fatigant. On marche beaucoup...
Mais tout n'est pas toujours idyllique...
et nous sommes de nouveau soumis à une pluie... équatoriale !
Cette liane est vraiment magnifique.
Et nous voici de retour vers les véhicules.
Direction le carbet pour une nuit en hamac (on dort bien en hamac... lorsqu'on nous a montré comment il faut faire !) bien méritée !
04 janvier 2009
Carbet sommaire 3/3
La nuit a été agréable, comme à chaque fois que je dors en forêt.
Nous partons rapidement pour lever nos lignes.
Nous avons une assez belle prise. Ce n'est pas le plus gros mais il est déjà respectable.
C'est la première fois que j'en vois sortir un de l'eau.
Un deuxième aura tenté de se suicider. Mais il n'est pas assez gros et nous le rejetterons.
Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer cette superbe plante que l'on trouve dans les sous-bois assez régulièrement et que vous payez très cher pour l'avoir en pot chez vous...
Cette minuscule grenouille est présente partout en Guyane. Elle accompagne nos nuits de son chant cristallin depuis maintenant plus de deux ans.
Retour au campement. Nous rangeons tout pour aller voir un autre saut de la même crique.
Mais un vol de hokos nous a arrêtés. Il y a peut-être mieux que de l'aïmara à nous mettre sous la dent.
Le hoko est un magnifique oiseau qui ressemble un peu à la dinde, en un peu plus petit.
Ils se sont bien cachés...
Nous sommes au deuxième saut. C'est le moment de vider et écailler notre aïmara. Il est toujours aussi impressionnant, vu de face !!!
Le site est très accueillant. Il y a même des baignoires.
Mais l'eau est trop chaude pour que l'on reste plus que le temps nécessaire pour la photo...
Là, c'est plus agréable...
Un dernier repas bien commencé...
Si vous en avez l'occasion, essayez de vous faire un planteur
avec du sirop ou jus de mangue
ou, mieux encore selon moi, avec du sirop ou du jus de maracudja
(fruit de la passion).
N'oubliez pas un peu de sucre de canne liquide, hummm !!!
et après une petite sieste dans nos hamacs, c'est le retour sur St Laurent du Maroni.
15 décembre 2008
Carbet sommaire 1/3
Ce week-end nous partons pour deux jours sur une petite crique, à une trentaine de kilomètres de St Laurent.
Le collègue a un Land Rover qui va très bien pour ce genre de sortie. Il va régulièrement sur ce site. Il emmène rarement du monde avec lui de peur que le site soit sali.
C'est pour cette raison que je tairai le nom de la crique...
Notre première rencontre est avec les araignées. Contrairement à ce que vous pouvez imaginer, celles-ci sont très petites. Pour faire ce nid, elles ne sont pas moins de 4 ou 5000.
L'union fait la force !!!
Voici le lieu de nos exploits ! Nous allons passer quelques heures merveilleuses, à deux, loin de tout, mais pas sans un certain confort.
A défaut de carbet en bois, nous tendons des bâches qui vont nous servir d'abri contre l'humidité si il ne pleut pas où plus simplement contre la pluie.
Pour ce week-end, ce sera contre l'humidité !!!
Tout est en place en quelques minutes.
Pascal vient ici depuis très longtemps, depuis avant 2000 car il en est à son deuxième séjour. C'est un amoureux de la forêt guyanaise.
Voici le carbet sommaire.
Comme il vient régulièrement ici, Pascal a fixé à demeure des grosses branches entre 2 arbres.
Dessus nous tendons la bâche et dessous le hamac. C'est vite fait.
Il faut que le sol soit propre pour ne pas risquer des surprises désagréables quand nous nous levons la nuit.
Le site est proche de la crique. Un vrai bonheur !
L'eau est claire car il n'y a pas d'orpaillage en amont (en aval non plus d'ailleurs).
Nous prendrons de nombreux bains pendant ces deux jours. Mais il est temps maintenant d'aller à la pêche à l'Aïmara.
La suite très bientôt...
08 août 2008
Balade en forêt 2
Vous avez ici un magnifique nid de mygale, hélas vide. Les mygales vivent en forêt et les matoutous, des araignées aussi grosses que les mygales, dans les villes.
Il faut que je vous dise un secret : Tarzan ne se déplaçait pas d'arbre en arbre grâce aux lianes, mais avec des racines auxiliaires.
Les lianes vont du sol vers la canopée et les racines descendent de la canopée pour rejoindre le sol !
On voit bien le cheminement artistique de celle-ci avant qu'elle ne se décide à prendre la voie des airs.
Au détour du layon, nous rencontrons ce monsieur qui creuse sa pirogue.
Remarquez la forme de l'outil qu'il utilise. En imaginant le travail à effectuer, vous comprendrez pourquoi une pirogue coûte environ 300 euros le mètre linéaire.
Ce site est à plusieurs centaines de mètres de la crique la plus proche. Tout le village viendra l'aider à la descendre en la faisant glisser sur des rondins... ou en la tirant dans les montées qui ne sont pas toujours très douces !
Mais il nous faut retourner au carbet. Certains d'entre nous choisissent d'y aller à la nage.
D'autres choisissent la voie terrestre.
Mais la différence à l'arrivée entre les deux groupes n'est guère visible.
Un bon barbecue nous attend à notre retour au carbet.
Il se termine par la dégustation d'une grole.
Une grole jurassique au fond de la forêt amazonienne : elle est pas belle la vie ?
En plus, la grole est un très bel objet.
Il faut savoir respecter les traditions et celle-ci n'est pas la plus désagréable !
Mais il est temps de repartir. Un dernier coup d'oeil chargé d'émotion pour plusieurs de nos amis dont c'est la dernière visite à ce carbet .
Puis nos piroguiers nous guident dans cette crique.
Déjà on aperçoit le Maroni
Dans dix minutes nous serons à la maison flottante de Dédé et Ginette.
31 juillet 2008
Balade en forêt 1
Dernièrement, nous avons été invités pour le départ d'un ami militaire au GSMA qui termine son séjour en Guyane. Pour cette petite fête sympa Gisèle avait préparé quelques morceaux choisis avec son amie Claire, prof de piano à l'école de musique de St Laurent du Maroni et avec qui elle avait fait des concerts à... Lyon, il y a quelques années déjà !
Voici Danielle et Georges, les héros de cette soirée.
Certains d'entre vous aurons deviné que là, c'est la Péricole d'Offenbach à la fin de son repas un peu trop arrosé...
Sur ce lien, vous pourrez écouter un autre chef d'oeuvre d'Offenbach. Il semble qu'il ait aimé les militaires...
http://www2.partage-facile.com/1048712-Extrait.mp3.html
Les amis ont été conquis. Certains ne savaient pas que Gisèle est chanteuse.
Puis nous nous sommes retrouvés deux jours plus tard, avec les mêmes amis, pour une sortie en forêt.
Départ de la maison flottante de l'un d'entre nous pour une petite balade en pirogue de une demi heure.
Le fleuve est très haut et très calme.
Nous dépassons le petit village de St Jean du Maroni.
Notre guide, Dédé, passe devant car il faut connaître l'endroit pour se faufiler dans la végétation.
Voici l'embouchure de la petite crique. Dédé et Ginette sont en Guyane depuis près de 15 ans et ils ont fait un petit carbet, pas très loin de St Jean, qui fait leur bonheur et celui de leurs amis.
Le cheminement est magnifique. On avance doucement dans ce magnifique sous bois.
Roland, notre piroguier, manoeuvre tout en douceur. Un artiste !!!
Mais nous arrivons. Le carbet est bien installé, assez haut pour ne pas être géné par les hautes eaux.
Deux groupes se forment tout de suite : ceux qui vont rester au carbet et ceux qui vont découvrir le coin avec Dédé.
Devinez mon choix...
Nous sommes tout de suite dans l'ambiance. Les hautes eaux de cette fin de saison des pluies à rendu le cheminement un peu plus humide que d'habitude.
Mais qui s'en plaindrait ? Surement pas nous !
L'eau est tiède, nous sommes entre amis et il fait chaud.
Et puis, nous sommes tous dans le même bain même si, à quelques pas près, une certaine différence est perceptible....
Par contre, la sortie est la même pour tout le monde. Heureusement que d'autres bains forcés nous attendent pour nettoyer ça !
Cette première partie de notre balade en forêt s'arrête sur cette pirogue en construction
qui est abandonnée depuis plusieurs mois.
10 mars 2008
Cours de botanique
Aujourd'hui, les forestiers récemment arrivés en Guyane vont suivre un cours de botanique tropicale. Rassurez-vous, je ne vais pas vous abreuver de noms compliqués. Mais nous allons déguster ensemble de bien belles images.
Comme notre salle de cours est à plus de 5 heures de route de St Laurent, nous sommes partis la veille.
L'auberge est belle.
Et elle est accueillante pour tous les clients.
Ce n'est pas ce très beau scarabée qui me contredira. Mine de rien, les espèces de pinces qu'il a au bout des pattes accrochent très fortement...
Puis c'est la nuit réparatrice dans un équipement que vous connaissez bien maintenant : le carbet.
C'est une façon bien agréable de passer une nuit pas trop chère : 8 euros au lieu de 35 dans une chambre avec un lit dont le confort n'est guère mieux que celui d'un hamac.
Notre sommeil fut juste troublé par le bruit des pirogues de ravitaillement des sites d'orpaillage clandestin qui sont en amont sur l'Aprouague.
Le regroupement avec les collègues de Cayenne s'effectue au bout d'une piste en forêt primaire (= jamais de récolte, presque une forêt vierge).
Nous sommes une dizaine de stagiaires.
Voici la porte de l'entrée de notre salle de classe.
Quelle belle et majestueuse université. Nous sommes en forêt de Régina-St Georges de l'Oyapock, dans l'est guyanais.

Le travail sérieux commence sous l'amicale houlette d'Olivier qui est un passionné de botanique.
Malgré tout, certains élèves semblent encore un peu hésitant. Dame, ce n'est pas en une journée de formation que l'on devient spécialiste dans ce domaine.
En métropole, il est admis qu'il y a environ 350 espèces d'arbres. En Guyane, il y en aurait plus de 1500. Heureusement pour nous, seule une quarantaine est régulièrement récoltée et une cinquantaine d'autres récoltée selon les besoins.
Le cheminement dans le sous-bois est très agréable. On progresse assez facilement au milieu des palmiers omniprésents (ici, un counana)

Les lianes offrent un spectacle très varié.

Non Pascal, ce n'est pas une feuille de vigne. Mais avec cette belle taille, elle devrait faire l'affaire !

Nous ne sommes pas ici en présence d'une séance de vénération de l'arbre sacré de la forêt !
Il s'agit juste d'identifier ce beau spécimen. Et souvent, l'identification passe par l'odeur du flachis que l'on pratique avec notre coupe-coupe...

Après le scarabée du début, voici un autre monstre de la forêt guyanaise : la grenouille.
Il faut dire que nous subissions une petite pluie depuis quelques minutes, ce qui les incite à sortir. Nous en verrons plusieurs en quelques minutes.
Cette pluie ne nous a pas empêché de terminer notre journée car c'est pratiquement de l'eau tiède qui tombe. On ne se refroidit pas vite.

Il est temps de quitter notre salle de cours.
C'est peut-être le moment le plus sportif de la sortie !





































































































