23 novembre 2009
Fadela Amara
Aujourd'hui 23 novembre 2009 nous avons eu la visite de Fadela Amara, secrétaire d'état chargée de la politique de la ville.
Comme à chaque visite, tout se fait au pas de charge.
Après un repas chez le sous-préfet, elle est accueillie à la mairie de St Laurent du Maroni par Léon Bertrand, notre maire.
Elle est arrivée à St Laurent vers 13h et elle va en repartir vers 17h. C'est quand même bien court pour s'imprégner des difficultés d'une ville aussi particulière que St Laurent.
Le maire lui fait un joli discours de bienvenue. Il lui explique l'origine des difficultés de St Laurent : la guerre civile au Suriname en 1984 et les milliers de réfugiés qui ont franchi le Maroni pour pouvoir survivre.
La réponse est sympathique. Elle lui rappelle qu'elle occupe le bureau qu'il a lui même naguère connu. C'est mignon. Elle promet que la République ne laissera pas tomber St Laurent et que l'argent ne devrait pas manquer pour mener les projets citadins de la ville.
Puis vient le moment des cadeaux. Le maire lui offre la médaille de la ville...
...et la reproduction de cette belle statue de bagnard qui devient un peu le symbole de la ville.
Cette statue est située sur le passage que les bagnards empruntaient à leur arrivée.
Elle laisse un joli message dans le livre d'or de la commune.
Dans le public mes deux amis Pierre (du RSMA : Régiment du Service Militaire Adapté) et Patrick (de la douane).
Évidemment, l'évènement se termine par un buffet, mais les intéressés sont déjà partis.
Fadela Amara doit visiter 2 quartiers défavorisés de la ville et s'entretenir avec les habitants de ces quartiers.
02 août 2009
Charlène et Alexandre
Une fois n'est pas coutume, je vais vous faire participer à une fête familiale : le mariage de mon neveu Alexandre avec la charmante Charlène qui a eu lieu à Vierzon le 25 juillet.
Viezon est une belle petite ville située le long du Cher.
Elle aussi possède de belles maisons moyen-âgeuses.
Mais nous ne sommes pas là pour faire du tourisme.
Nous commençons par nous retrouver le soir chez Sébastien, un des frères du marié, entre Hamelin.
C'est le début de la fête....
Samedi matin : cérémonie à la mairie. Comme d'habtude, c'est sobre et rapide.
Mais l'officier d'état civil est un homme très sympathique qui arrive, entre deux articles de loi, à créer une bonne ambiance.
Comme tous ses collègues il profite un peu de la situation. Mais qui pourrait songer à le lui reprocher ???
L'arrivée des héros... qui au bras de maman
Avec un peu de recul, je me demande qui, de la mariée ou de ses soeurs, était la plus émue...
Et voilà, tout c'est bien passé, dernière formalité en cours.
À la sortie de l'église, les copains de l'équipe de foot sont tous là.
La traditionnelle photo avec les parents.
Les mariés partiront en voyage de noce en Polynésie, ce qui explique la décoration générale et certaines scènes de la soirée.
Nous avons eu une bonne surprise. Le DJ ne fait pas partie de ces types qui vous assomment de décibels et confondent niveau sonore et niveau d'amusement de ses victimes...
Il a su accompagner les gens et les faire danser sans les abrutir de bruit.
Conclusion : pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai vu partir les premiers convives après minuit.
Les mariés ouvrent le bal avec une magnifique valse.
Ont-ils imaginé avoir une réduction particulière dans l'avion avec ce tee-shirt original ?
En tout cas, ils ont déjà la tenue qui va bien pour leur futur voyage, en octobre.
(photos Sébastien et Robert)
05 avril 2009
Yves Jego
Samedi 4 avril : grand branle-bas à St Laurent du Maroni ! Yves Jego, secrétaire d'État à l'Outre-mer nous rend visite...
Il a une journée pour visiter l'ouest guyanais.
La matinée à St Laurent et l'après-midi à Mana pour parler, entre autres, des problèmes de la riziculture.
Notre maire, Léon Bertrand, ancien ministre du tourisme sous Jacques Chirac, accueille son collègue.
Puis c'est le tour de notre visiteur.
Discours magistral. Tous les problèmes locaux, ou presque, sont abordés, compris et même pratiquement pris en compte dans la chaîne des décisions. Mais nous connaissons tous les politiques : que sortira-t-il de toutes ces bonnes intentions ?
Malgré l'heure matinale pour un samedi (8h30) les auditeurs sont nombreux et attentifs.
puis les vedettes sont parties rapidement pour finir de boucler la matinée au pas de course pendant que les spectateurs étaient conviés à un buffet de pâtisseries accompagnées de café et autres boissons.
c'est le moment qu'a choisi mon appareil photo pour tomber en panne....
25 mars 2009
Au pays des ibis rouges (2)
Et nous disons au revoir à nos ibis. La nuit tombe rapidement ici et il ne faut pas se laisser surprendre sur le fleuve.
(photo Claude Vergnaud)
Au passage, admirons le système racinaire des palétuviers.
La mangrove vit une quinzaine d'année. Les premiers palétuviers s'installent en bord d'océan. Ils retiennent dans leurs racines des boues qui permettent l'implantation de nouveaux arbres et ainsi de suite.
Puis les premiers palétuviers commencent à dépérir et meurent. Le sol disparaît progressivement et la mangrove avec.
Elle se réinstallera quelques années plus tard. En plus des ibis qui sont agréables à regarder, la mangrove abrite des petits papillons qui ont une poussière très urticante sous les ailes. Tous les ans, la papillonnite sévit dans la zone littorale. Les démangeaisons sont insupportables et il n'y a pas grand chose à faire pour les soulager.
Nous ne sommes pas les seuls à observer les oiseaux.
Nous pensons que ce monsieur bien blanc et torse nu se rappellera longtemps de son passage sur le Sinnamary !!!
Un peu partout, il y a des petits canaux impraticables qui pénètrent sous la mangrove.
Et nous dérangeons ces curieux poissons appelés gros yeux.
Ils ont la particularité de se déplacer à la surface de l'eau.
Ils prolifèrent tranquillement vu qu'ils ne sont pas comestibles (enfin au moins pour l'homme...)
Les palmiers sont présents partout en Guyane. Il y a ceux qui sont bien au bord de l'eau (quand ce n'est pas les pieds dans l'eau des marécages) et ceux qui ne sont présents que dans les zones plus sèches.
Ils créent un paysage attachant.
Les hardis navigateurs sont tous heureux de ce bon moment passé sur le fleuve...
Heureux aussi de ce petit intermèdes sans pluie.
Et nous voici en vue de Sinnamary. L'arrivée dans ce village est belle d'où que l'on arrive.
Je vous rappelle que Sinnamary est le village natal de Henri Salvador.
Ce qui est bizarre ici, c'est la présence du cimetière au bord du fleuve, juste à côté du port de pêche.
19 mars 2009
Au pays des ibis rouges (1)
Ce week-end nous allons à Sinnamary, chez nos amis Bernard et Françoise, pour faire une balade sur le fleuve Sinnamary, à la recherche des ibis rouges.
Nous utilisons la coque alu du collègue. C'est un type de barque très utilisé dans la région.
Sinnamary est à mi-chemin entre Cayenne à l'est et St Laurent du Maroni à l'ouest.
Sur la route, nous avons la surprise de rencontrer cet anaconda qui a été écrasé il n'y a pas longtemps car les charognards n'ont pas encore commencé leur travail.
Comme chez nous, un serpent sur la route n'a aucune chance de s'en sortir vivant. Rares sont les gens qui ont conscience de leur utilité.
L'embarquement se fait tranquillement, il n'y a pas foule au dégrad (lieu d'embarquement, port).
Dès le départ, nous longeons la mangrove. C'est une forêt de palétuviers. Ces arbres ont la particularité de vivre dans un milieu humide et salin. Ils ont des racines aériennes très caractéristiques que vous verrez plus loin.
Voici les ibis rouges. Leur couleur est due à leur régime alimentaire à base de crustacés.
Ils ont leur belle couleur à environ 2 ans.
(photo Claude Vergnaud)
Le garde-manger est bien garni et les convives sont nombreux...
(photo Claude Vergninaud)
Les belles couleurs des ibis ont évidemment failli causer leur perte il y a quelques années.
La chasse a été interdite il y a plus de dix ans maintenant et la population s'est bien reconstituée.
(photo Claude Vergnaud)
Il n'y a pas que les ibis. Les becs en ciseaux sont nombreux également.
Ces oiseaux se nourrissent à la volée. Ils frôlent l'eau et leurs becs trempent et capturent les imprudents qui nagent près de la surface.
(photo Claude Vergnaud)
Nous avons eu la chance d'avoir un rayon de soleil, ce qui est assez rare en ce moment car nous vivons une saison des pluies longue et intense.
Les hardis navigateurs sont gênés par la lumière...
Voici l'enracinement des palétuviers. C'est un superbe entrelacement.
Allez, un dernier vol d'ibis pour vous faire attendre la suite...
(photo Claude Vergnaud)
12 mars 2009
Inondations à St Laurent du Maroni
La saison des pluies bat son plein. Les criques débordent, les sols sont gorgés d'eau, l'eau monte !
Traditionnellement, les gens s'installent près de leurs abattis ou au bord d'une route.
Les installations se sont intensifiées il y a une vingtaine d'années, avec l'arrivée des réfugiés de la guerre civile du Surinam, le pays voisin.
Comme tout le monde a la même façon de vivre et le même langage (Bushe nengué tongo dit taki taki), ils se sont installés comme les français et ils n'ont pas accepté de repartir au pays une fois la guerre terminée.
Personne n'a demandé de permis de construire et beaucoup sont dans des zones inondables.
La mairie, dépassée par les évènements à cette époque, n'a pas réagi et elle doit maintenant régler un problème difficile à chaque fois qu'il y a des inondations.... c'est à dire presque tous les ans et parfois même plusieurs fois par an.
Je vous rappelle que la saison des pluies dure environ 8 mois en amazonie...
La route est très abîmée par ces pluies continuelles. Elle se dégrade de jour en jour et il faut être très vigilant.
Heureusement qu'il n'y a que très peu de trafic la nuit !
Pour terminer, deux beaux paysages. Les palmiers sont présents partout en forêt.
En individuel ou en bouquet d'arbres.
Ici, ne vous y trompez pas. Ce n'est pas un pâturage de moyenne montagne,
vous êtes bien à dix kilomètres de St Laurent...
L'eau n'est pas un fléau partout : l'herbe est vraiment magnifique.
Malheureusement, elle est peu nutritive et les animaux qui doivent parcourir de grandes surfaces pour survivre...
28 février 2009
Anniversaire Gisèle
25 février. C'est le dernier jour du carnaval, le plus triste avec l'incinération de Vaval. La foule se rend sur les lieux, triste.
Mais nous, nous ne participerons pas à cette cérémonie car ce soir c'est l'anniversaire de Gisèle.
Nous avons invité quelques amis à cette occasion.
La soirée a été sympa, comme d'habitude.
Benjamin est très content de montrer son appareil dentaire
car on le lui retire dans trois jours !
Bientôt la liberté !!
Enzo, berger malinois de deux mois, est arrivé aujourd'hui dans la famille
de Kheira (photo précédente) et Pascal.
Voilà un chien qui ne devrait pas trop connaître la vraie vie de chien !!!
28 juin 2008
Fête de la musique
La semaine dernière, j'étais à Poitiers pour la fête de la musique. Ce qui, par la même occasion, vous explique mon silence de presque deux semaines.
Poitiers est une ville magnifique et toute la fête se déroulait dans la zone piétonne.
Il y avait un peu tous les genres de musiques. Vous en avez un aperçu avec la vidéo qui est en ligne sur ce blog.
Certains groupes étaient plutôt contestataires bon enfant.
Celui-ci ne connaissait pas toujours les paroles qu'il interprétait, mais l'orchestration était magnifique.
Ceux-là en étaient à leur deuxième saison et ils présentaient beaucoup de morceaux de leur composition.
Hélas, il n'y avait pas de chorale.
22 février 2008
Départ en retraite
Et voilà, après plus de 30 ans au service de la forêt, Jean Acécé est parti en retraite.
Le directeur est venu de Cayenne pour l'occasion et la fête commence par la remise de la médaille de chevalier dans l'Ordre du Mérite agricole, donc, par un discours.
C'est un moment toujours émouvant. Ce n'est pas facile d'écouter le déroulement de plus de 30 ans de sa vie...
Son fils (le jeune homme avec la chemise bleue) est là, avec ses copains.
J'ai été surpris de constater l'intérêt qu'ils portaient à cette cérémonie.
Les sourires sont de retour, le gros de l'émotion est passé.
Pendant plus de 30 ans, Jean a arpenté toutes les forêts de l'ouest guyanais.
Il était prospecteur. C'est à dire qu'il est capable d'identifier une quantité incroyable d'arbres : plus de 800 ! (le présent est volontaire)
Les gens de sa génération étaient formés par leurs parents qui vivaient beaucoup en forêt.
C'est une connaissance qui a tendance à se perdre. Les jeunes ne vont pratiquement plus en forêt. Ils n'apprennent plus leur environnement.
Frédéric, le représentant des ouvriers forestiers à St Laurent fait un petit discours.
C'est un garçon très actif qui s'investit beaucoup pour ses collègues.
Puis c'est le moment des cadeaux.
Nous sommes en Guyane et, ici, la nature n'est jamais très loin. Ici, il n'y a pas besoin de permis pour pécher, une canne suffit... (je crois que je vais faire des envieux en métropole...)
Voici notre retraité avec deux de ses cadeaux : la médaille et la chaîne.
Un superbe gâteau a terminé un repas bien sympathique.
L'après-midi s'est terminé au bord du fleuve, au quartier de la Charbonnière.
29 décembre 2007
Jean-Paul
J'ai beaucoup hésité avant de faire cet article.
Mais beaucoup de mes amis ardéchois connaissaient Jean-Paul l'alsacien. Ils faut donc qu'ils sachent que Jean-Paul est mort le 7 décembre 2007. Il était arrivé dans notre vie en 1999, peu après le début de sa retraite. Il était venu pour faire notre maison.
Que de souvenirs sont attachés à cette aventure !
Le voici il y a maintenant plus de 2 ans, chez lui, à St Etienne de Fontbellon.
Il a eu 2 filles. Ici, c'est le mariage de Régine, l'aînée, en mai 1991.
***********************
Puis, en novembre 2004, un voisin inquiet de ne pas le voir nous a appelés. Je l'ai retrouvé par terre dans sa cuisine. Il avait été victime d'un accident cérébral et il était resté deux jours sans secours.
Il a survécu deux ans à ce malheur. Deux ans à ne pas vivre, à ne pas pouvoir s'exprimer.
Le voici en juillet 2006. Sophie, sa deuxième fille vient de se marier et, avec sa soeur, elle rend visite à son père.
Au revoir Jean-Paul
































































