1C'est ma dernière sortie avec les forces de l'ordre. Aujourd'hui nous sommes avec la PAF et un groupe du RIMA. Nous, nous sommes les guides.

Le parcours est semé d'embuches. Il pleut encore beaucoup bien que la saison sèche approche et les arbres de bordure de piste souffrent.--

2Le véhicule des militaires n'est pas très adapté à l'état de la piste. Nous aurons mis beaucoup de temps pour arriver au début du parcours pédestre.

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Et c'est parti pour une marche de 2 heures et demi en forêt, souvent hors des layons.

4Nous approchons des zones sensibles. La couleur de l'eau nous indique qu'il n'y a pas une grande activité en amont. Aurions-nous été repérés ?

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Voici un ancien placer. Tout n'est que désolation. Il y en a tout le long de la crique.

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Nous voici à l'œuvre. Nous avons été repérés et les garimperos (ouvriers chercheurs d'or) ont eu le temps de planquer le matériel. Ce n'est pas un bain de boue thérapeutique que nous sommes en train de prendre dans cette barranque. Il y a un moteur 3 cylindres sous nos pieds. Malgré nos efforts, nous ne parviendrons pas à le sortir pour le détruire. Il sera donc récupéré par nos adversaires, démonté, séché et remis en service dans les plus brefs délais.

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Voici la table de tri de l'or et son tuyau d'alimentation. Les boues aurifères sont envoyées depuis la barranque par la pompe (dont le moteur est celui que nous avons repéré ci-dessus). Elles passent sur un tamis sous lequel il y a une moquette qui se charge des éléments fins, dont les paillettes d'or.-

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Les environs de la zone sont très boueux, ce qui rend les déplacements très pénibles et très fatigants.

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9-Le campement.

C'est le lieu de vie des garimperos. Il a été déménagé de tout le matériel important. Nous ne retrouverons en forêt que l'antenne satellite, un groupe électrogène et un peu de carburant. C'est maigre !

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-Voici un piège de chasse classique chez les brésiliens : un canon de 12 et un dispositif rustique de mise à feu déclenché par le passage de l'animal. Simple et efficace.

À ma connaissance, ces pièges n'ont jamais été utilisés, dans l'ouest guyanais, contre les forces de l'ordre.

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Seuls les personnels de la gendarmerie et de la PAF, encadrés par un Officier de police judiciaire peuvent procéder à la destruction des installations des placers. Les autres personnels agissent dans le cadre d'une réquisition du parquet.
Toute autre action serait illégale. Ces règles sont scrupuleusement respectées (vérification des documents avant le départ de la mission).

13Il faut faire attention où l'on met les pieds. Ce jeune militaire n'a pas su reconnaitre la zone de sable mouvant (il ne restera pas assez longtemps en Guyane pour apprendre à les reconnaitre...).

Il donne son fusil à un des ses collègues...--

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... puis un autre camarade lui tend une branche pour l'aider à sortir.Généralement ces zones ne sont pas très profondes, heureusement car on n'aurait pas le temps de sortir la personne.-

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Et voici le moment du retour. Nous aurons droit à l'hélicoptère. En moins de 3 minutes de vol nous serons à nos véhicules.

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C'est le classique spectacle d'un flat. Celui-ci était un site légal. Il a été réhabilité et il devrait retrouver un aspect naturel dans quelques années.

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Mais nous sommes déjà arrivés.

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Comme je l'écrivais plus haut, nous ne sommes pas encore vraiment en saison sèche.

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L'hélico nous quitte. Il ne nous reste plus que 3 heures de piste pour retourner à St Laurent...