30 novembre 2009
Voyage au Suriname -1-
Et c'est reparti pour le Suriname. On s'organise de mieux en mieux. Cette fois, l'assurance ne nous aura coûté que 8 euros avec le passage en pirogue pour aller la chercher directement à Albina au lieu de plus de 35 euros pour la même assurance achetée à St Laurent du Maroni. Cherchez l'erreur.
Nous avons décidé d'aller jusqu'à Nickerie, la ville frontière avec le Guyana. Une belle balade en perspective.
Et nous reprenons la Gabrielle, le bac qui traverse le Maroni. C'est la seule fois que nous aurons à subir une averse. On s'en sort bien !
En cours de route, nous retrouvons cette curieuse exposition dont j'ai déjà parlé dans un autre article sur le Suriname.
Il s'agit de totems à la gloire des amérindiens.
Les signes peints sur les totems sont une très vielle écriture des amérindiens.
Évidemment, une petite pause est nécessaire au milieu du trajet pour aller à Paramaribo. La route est complètement défoncée. Nous sommes un peu fatigués et très assoiffés car même en roulant, il fait très chaud sous nos équipements de protection.
Et nous voici à Paramaribo. Nous rencontrons un curieux équipage. Ce bus pour touristes qui est utilisé pour une fête par des indiens (pas des amérindiens).
Évidemment, la sono est à fond !!!
Il y a une forte colonie indienne ici car à l'abolition de l'esclavage il a fallu trouver de la main d'oeuvre pas chère pour travailler dans les grandes fermes.
De nombreux indiens ont accepté de venir, comme ce fut le cas à la Réunion.
Nous sommes au 2ème jour de notre séjour. Direction Nickerie.
Il semble que ici aussi ils essaient de lutter contre l'alcoolisme.
Il y a de grandes rizières au Suriname. Nous traversons des zones immenses.
La récolte est commencée. Les roues arrières de ces engins sont chenillées.
Et nous voici au point numéro 1 de la carte. Ce pont levant a des homologues en métropole (je me rappelle de l'ancien pont de Rochefort sur Mer).
Nous ne l'avons pas vu fonctionner.
Les pompes à essence et à mélange vont rappeler de nombreux souvenirs aux anciens,
voire très anciens en ce qui concerne la pompe pour le mélange.
Voici tout le groupe à la sortie du restaurant à Nickerie.
Nickerie est une ville assez banale, sans charme particulier.
Comme partout en Amazonie, l'eau est envahissante. La joie des moustiques !
Le Suriname est une ancienne colonie hollandaise. Et il y a des écluses partout. Ils ont traité ce pays avec leur savoir faire en matière de gestion de l'eau.
Et voici la frontière avec le Guyana. Dans quelques années il devrait y avoir un pont, dans le cadre de la route trans-amériques.
C'est ce projet qui est à l'origine de la construction du pont sur l'Oyapock entre le Brésil et la France et du projet en cours d'instruction pour le franchissement du Maroni.
23 novembre 2009
Fadela Amara
Aujourd'hui 23 novembre 2009 nous avons eu la visite de Fadela Amara, secrétaire d'état chargée de la politique de la ville.
Comme à chaque visite, tout se fait au pas de charge.
Après un repas chez le sous-préfet, elle est accueillie à la mairie de St Laurent du Maroni par Léon Bertrand, notre maire.
Elle est arrivée à St Laurent vers 13h et elle va en repartir vers 17h. C'est quand même bien court pour s'imprégner des difficultés d'une ville aussi particulière que St Laurent.
Le maire lui fait un joli discours de bienvenue. Il lui explique l'origine des difficultés de St Laurent : la guerre civile au Suriname en 1984 et les milliers de réfugiés qui ont franchi le Maroni pour pouvoir survivre.
La réponse est sympathique. Elle lui rappelle qu'elle occupe le bureau qu'il a lui même naguère connu. C'est mignon. Elle promet que la République ne laissera pas tomber St Laurent et que l'argent ne devrait pas manquer pour mener les projets citadins de la ville.
Puis vient le moment des cadeaux. Le maire lui offre la médaille de la ville...
...et la reproduction de cette belle statue de bagnard qui devient un peu le symbole de la ville.
Cette statue est située sur le passage que les bagnards empruntaient à leur arrivée.
Elle laisse un joli message dans le livre d'or de la commune.
Dans le public mes deux amis Pierre (du RSMA : Régiment du Service Militaire Adapté) et Patrick (de la douane).
Évidemment, l'évènement se termine par un buffet, mais les intéressés sont déjà partis.
Fadela Amara doit visiter 2 quartiers défavorisés de la ville et s'entretenir avec les habitants de ces quartiers.
17 novembre 2009
Paramoteur à St Laurent du Maroni
Maurice, le président du club ULM, Hydro, Giro de St Laurent a eu l'idée d'organiser un stage de paramoteur afin de diversifier les activités sur la plate-forme de St Laurent.
Nous sommes 12 stagiaires.
C'est Luc, de Colibriz à Montélimar qui a accepté de venir passer un mois à St Laurent du Maroni. Il ne semble pas s'en plaindre, à part qu'il a un peu chaud.
A gauche Gregory et Luc, nos moniteurs. Tout débute bien sûr par la théorie.
Puis il faut apprendre à gonfler les voiles. Ceux qui n'ont pas fait de parapente sont un peu désavantagés. Mais ça s'apprend vite.
Certains parmi nous n'ont jamais rien piloté de leur vie. Ils vont donc tout découvrir.
Il faut aussi se familiariser avec le moteur.
Gregory le fait préchauffer sous les regards inquiets de Pierre et Loïc.
Il faut dire que la bête pèse presque 30 kg avec les pleins faits...
C'est Loïc qui s'y colle le premier sous l'oeil attentif de nos deux tortionnaires...
Et c'est parti pour un galop d'essai. Il faut apprendre à courir sur les talons car l'hélice doit être plutôt dirigée vers le ciel que vers la terre...
Puis ce sont les démonstrations. Luc nous présente le paramoteur à chariot. Attirant car apparemment pas très difficile à mettre en oeuvre.
C'est très maniable et même agile dans les évolutions.
Puis Gregory nous montre ce qui nous attend.
La phase de montée de l'aile est la partie la plus physique.
Le premier d'entre nous à s'y coller est Pascal.
Il a fait beaucoup de parapente en Guadeloupe et le gonflage n'est pas son problème.
Du gonflage de la voile au posé, nous sommes guidés par radio. C'est rassurant.
Son premier atterrissage est un spectacle magnifique.
Puis, le lendemain, c'est mon tour. Je serai le 3ème du groupe à m'envoler.
Ce soir là, l'atmosphère était particulièrement stable.
Nous sommes assis dans une sellette très confortable. Fidèle à mon habitude, je replie mes jambes. Je suis comme dans un fauteuil en train de regarder un magnifique spectacle. Mais là, l'écran de la télé est gigantesque et à 360 degrés.
Que du bonheur !
Les enfants nous font la fête. Ils sont heureux de voir ces drôles de machines.
Après le vol il faut séparer la voile du bloc moteur et la ranger dans un grand sac. Rien à voir avec un parachute ou un parapente.
Puis vient l'heure du debriefing. Toutes les phases sont passées en revue par le moniteur.
Et c'est l'heure de rentrer chez soi. Ici, selon la période de l'année, le coucher du soleil a lieu entre 18h30 et 19h.
C'est déroutant au début, mais on s'y fait très bien.
09 novembre 2009
Toussaint
C'est notre dernière Toussaint car nous quitterons la Guyane fin août 2010. Je ne résiste pas au plaisir de vous remontrer le spectacle des cimetières des Antilles-Guyane qui partagent la même tradition de fleurissement et d'illumination avec des bougies.
Je ne suis pas spécialement pro-religion, mais cette tradition est vraiment particulière et il est impossible de ne pas en parler.
Les tombes sont nettoyées et repeintes en blanc dans les jours qui précèdent le 1er novembre.
C'est un petit boulot pour les jeunes.
Puis les tombes sont fleuries. Il faut savoir qu'il n'y a pas de fleuriste à St Laurent du Maroni.
Ce sont donc les chinois qui fournissent tout le monde en fleurs artificielles made in China.
Les bougies, elles, sont made in Italy. Chacun sa spécialité. Les images représentent la Sainte Vierge ou... Jean XXIII. Seraient-ils encore en train d'écouler les stocks ?
Puis le jour de la Toussaint tout le monde se retrouve au cimetière.
Il y a des familles qui pique-niquent autour de la tombe.
C'est un vrai moment de convivialité.






