31 octobre 2009
Festival amérindien de Balaté
Nous venons de vivre le premier festival amérindien de Balaté, communauté Arawac de St Laurent du Maroni.
La soirée commence par une cérémonie chamanique qui loue la nature.
Tous les décors et de nombreux habits sont fait à partir du palmier bache.
La vidéo en bas de l'article reflète bien l'ambiance de cette belle soirée.
Ces habits rustiques sont de ce palmier. Ils correspondent à la cérémonie. Mais vous verrez plus loin que de très beaux habits peuvent être réalisés.
Les plus jeunes ne sont pas les moins appliqués.
Le décor en place symbolise la nature qui nous environne. Il y a aussi des feux de bois aux quatre coins de la zone de la cérémonie.
Puis nous passons aux chants et danses traditionnels. Ce sont les amérindiens Kalinas qui ouvrent le spectacle.
Didier, à droite, est majestueux.
J'ai remarqué que, à de très rares exceptions près, les hommes ont les plumes du diadème devant la tête, et les femmes derrière.
Tous les habits que vous verrez maintenant sont tissés avec les fibres du palmier bache.
Ils y plusieurs communautés amérindiennes à St Laurent. Les Arawacs, les Kalinas, les Galibis. Plus en amont du fleuve, il y a d'autres communautés, dont les Wayanas.
Ces jeunes sont des Arawacs.
Les langues amérindiennes sont suffisamment complexes et variées pour que les différentes communautés ne se comprennent pas entre elles.
Ce festival a été un succès. Les organisateurs espèrent pouvoir le rendre annuel. Le but étant la sauvegarde de leur culture qui subit les assauts de la modernité et de la communauté Bushe Nunguée (les noirs marrons).
Et toujours ces superbes tambours au son envoûtant (vous les entendrez à la fin de la vidéo)
Vidéo de l'évènement :
1er festival amérindien de Balaté à St Laurent du Maroni
by robert97
27 octobre 2009
Contrôle en forêt
Aujourd'hui nous allons faire des contrôles en forêt.
Nous commençons par un contrôle de cubage des bois abattus. Cela nous vaut une jolie petite promenade sur un chantier bien détrempé par la saison des pluies.
Heureusement, nous avons rencontré l'exploitant forestier et nous voyageons à pied sec... des forestiers bourgeois, en somme !
Notre carrosse est un skidder.
Le siège est très chaud, il faut se protéger !
Et elles sont belles, les grumes !
Le mot skidder vient du vieux français qui est encore utilisé au Canada et qui signifie rouler, glisser des grumes (vive internet !).
Nous approchons d'un abattis déjà un peu ancien et qui est cultivé en manioc.
Au premier plan vous voyez les pieds d'ananas.
Un autre abattis à travers ce rideau d'arbres morts.
Chargement des grumes.
Nous quittons l'exploitation forestière et nous continuons notre tournée. Voici un site de sable blanc. C'est très courant en Guyane car de grandes zones ont un sol complètement ruiné, au delà même du podzol. Il parait que cela est dû aux grandes quantités d'eau qui tombent ici.
Mais voilà, jusqu'à un passé très récent, un engin en panne était abandonné sur place.
Ce qui explique que l'on trouve des carcasses un peu partout, parfois même très loin en forêt.
Une prise de conscience commence à se faire et il est possible que ce comportement change bientôt.
17 octobre 2009
Piste forestière
Allez, aujourd'hui je vous emmène faire un nouveau petit tour sur nos pistes forestières de l'ouest guyanais, juste pour le plaisir de quelques belles photos.
Il s'agit de desservir de nouvelles parcelles forestières en vue de leur exploitation.
Nous sommes toujours sur des sols en latérite. La chaussée permet de rouler avec une petite voiture de tourisme.
La latérite est un très bon matériau pour les pistes.
Les palmiers, petits ou grands, sont une constante de la forêt amazonienne. Ils sont présents partout en Guyane. Celui-ci a un peu souffert des travaux...
Il y a de nombreux ponts à faire. Ici nous utilisons beaucoup les buses car les cours d'eau ont peu de courant, même en crue.
Les billes sont destinées à la structure d'un de ces ponts.
La canopée est magnifique.
Il faut savoir que, contrairement à une idée reçue, la forêt guyanaise est pauvre en arbres utilisables par l'homme.
Le prélèvement lors d'une coupe est faible (moins de 10 m3 à l'Ha) et cela oblige à parcourir de grandes surfaces forestières pour alimenter la Guyane en bois d'oeuvre et d'ameublement.
Nous arrivons au bout de la piste carrossable.
Le chantier est propre parce qu'il y a longtemps qu'il n'y a pas plu.
Enfin, quand je dis qu'il y a longtemps qu'il n'y a pas plu, je veux parler des grosses pluies car il pleut pratiquement tous les jours.
Cette année nous avons une saison des pluies particulièrement sèche. Est-ce, ici aussi, un signe du réchauffement climatique ?
La conduite sur piste est dangereuse. On est obligé de louvoyer pour éviter des trous importants, et puis chacun se sent seul tellement on est isolé. Il y a régulièrement des collisions entre véhicules dont chacun des conducteurs se sentaient seuls. Souvent un des véhicules est coincé sur place, surtout si la collision a lieu avec un grumier.
Aussi n'est-il pas surprenant de trouver ce genre de panneau lorsqu'une entreprise travaille à la réfection d'une partie de la chaussée.
Enfin, cerise sur le gâteau, il y a ce panneau que j'adore.
C'est un panneau de l'Équipement que je vois régulièrement sur la RN1.
Comment ont-ils fait pour avoir un panneau avec une faute d'orthographe ?
08 octobre 2009
La matourienne
Dimanche dernier (04/10) avait lieu la Matourienne.
C'est une épreuve motarde qui consiste en des run de 200 m le matin et 400 m l'après midi.
C'est une épreuve annuelle. Pour les sportives il y a aussi la course de côte de St Laurent. Donc, il y a du monde.
Prêt ?
Le problème, c'est que sur une si petite distance tout se joue au démarrage.
Ces machines sont tellement puissantes (toutes aux environs de 100 cv) qu'il est très difficile de garder l'adhérence.
Et la plupart des concurrents sont des amateurs, nombreux sont ceux qui sont là pour la première fois.
Et ces départs ratés font de mauvais chrono !
Mais ils font aussi de belles photos !
Voici une partie des concurrents de St Laurent. Nous étions venus en force et nous avons eu quelques bons résultats.
Moi je ne suis là que comme supporter...
Nous sommes en pleine saison sèche et il fait très chaud. Il faut donc protéger un peu les concurrents qui cuisent, que dis-je, qui bouillent dans leurs combinaisons de cuir...
Les umbrella's girls sont très dévouées.
Pour rejoindre cette manifestation, nous nous étions retrouvés à Kourou.
Voici une partie du parc moto pour les supporters.
À la fin de leur run, les motards attendent que toute la série soit terminée avant de rejoindre...
Malgré la chaleur et le peu d'ombre, le public est venu nombreux.
Il y avait aussi un stand de la prévention routière. Il présentait, entre autres, un test pour que chacun prenne conscience de l'état dans lequel nous sommes lorsque nous avons un peu bu.
On nous fournissait des lunettes. Celles que porte Anne-Marie simule une alcoolémie de 2,5 g.
Le résultat est spectaculaire !!!
01 octobre 2009
Voyage de Marie-Hélène et Régis
Ce sont 2 amis ardèchois avec lesquels j'ai chanté en chorale à Aubenas pendant des années et pratiqué la moto. Ils sont venus en Guyane pour 3 semaines et terminé leur périple par une petite semaine à St Laurent du Maroni.
Toutes les photos de cet article sont d'eux.
Le Kikiwi est un des symboles (à mes yeux et à mes oreilles) de la Guyane. Son nom est la transcription de son cri.
Évidemment, on ne peut pas venir ici sans remarquer ces belles maisons créoles. Celle-ci est à Cayenne.
Un effort est fait depuis quelques temps pour entretenir ce beau patrimoine.
Voici la célèbre place des Palmistes et sa plantation de palmiers royaux dont l'entretien est très difficile.
Je ne sais pas (encore) où se trouve ce musée dans Cayenne, mais je ne résiste pas au plaisir de vous montrer son enseigne !
Puis nos amis ont pris l'avion d'Air Guyane et ils sont allés passer quelques jours à Saül, haut lieu de l'orpaillage sauvage...
... et des belles balades en forêt.
Lui Tarzan (enfin, presque...)...
... et elle, Jane !!!
Puis ils ont rejoint le marais de Kaw (plusieurs articles sur ce marais dans ce blog) et ils ont découvert divers moyens de locomotion.
Ensuite ils ont rejoint Kourou et son Centre Spatial Guyanais
et les îles du Salut avec ces singes en liberté. (plusieurs articles également dans ce blog)
Et enfin ils sont arrivés à St Laurent.
Ce bagnard est sur le passage qui menait du quai d'arrivée des bagnards au bagne.
Près de ce lieu, ils n'ont pas résisté à ce joli flamboyant (ces arbres sont moins éclatants qu'à la Réunion).
Puis ils ont visité St Laurent et ses environs :
le marché avec la soupe Hmong,
une promenade sur le Maroni avec un petit passage au Suriname
ils ont la chance (?) de vivre la pluie tropicale
À Chilibombo (site naturel tenu par les amérindiens)
Un dernier coucher de soleil sur le Maroni...
... un dernier T-punch,
et à l'année prochaine en ardèche !!!
















































