25 juin 2009
Site légal réhabilité.....
Aujourd'hui nous allons visiter un site d'orpaillage dont le concessionnaire nous affirme qu'il l'a réhabilité et qui, en conséquence, en demande un autre.
Après presque deux heures de pistes correctes, nous arrivons dans la zone de l'AEX (Autorisation d'EXploitation) dans laquelle ne circulent que des véhicules utilitaires.
Le premier passage voit notre véhicule de tête embourbé.
Tout se passe dans la bonne humeur. On sort des chaînes et on tente de sortir le collègue.
Après quelques efforts infructueux, c'est fait.
La limite la plus contraignante de ces véhicules est l'absence de blocage de différentiel. Dès qu'une roue à l'avant et une autre à l'arrière patine, on est bloqué.
Pour plus de sureté, nous laissons les deux autres véhicules sur place et nous nous entassons dans le premier.
Le premier contact est éloquant et confirme ce que nous pensions : aucun travail de réhabilitation n'a été effectué.
Le flat (la partie travaillée du site) n'a pas été nivelé.

Normalement, au commencement de l'exploitation, la bonne terre et les arbres abattus auraient dû être entassés dans un endroit.
À la fin du travail, le flat aurait dû être nivelé avec le stérile puis recouvert par la bonne terre mise de côté.
La reprise de la végétation est alors rapide.
Pour ce site, il faudra quelques dizaines d'années avant que la nature reprenne ses droits.
Sur le site, la table et les moteurs sont encore présents, comme si ils attendaient une ultime recherche...
Comme d'habitude dans ces endroits, le cheminement est toujours un peu sportif.
Et toujours la désolation à perte de vue.
La pollution n'est normalement pas due au mercure car ces sites sont surveillés.
Elle est plutôt due à la boue qui tue la crique en asphixiant la faune et la flore aquatiques.
Il faudra plusieurs mois pour que l'eau redevienne propre et propice à la vie.
Le cheminement est toujours à la limite du véhicule.
Dans ces passages, la boule d'attelage racle le sol...
Et toujours la poubelle. Ici nous avons surtout des bidons d'essence. L'orpaillage nécessite de grandes quantités de carburant pour fonctionner.
Voici la base vie. Quand le site était en activité il y avait du monde qui vivait ici !
Maintenant il ne reste plus que deux hommes.
Cette fois, nous n'irons pas plus loin !
Heureusement que nous sommes près de l'endroit où travaillent les deux hommes qui restent sur le site !
Ils sont en train de reboucher des trous et de libérer des baranques (les trous d'eau dans lesquels ils cherchent l'or dans les parois).
Ils vont nous sortir de nos ornières avec un tracteur et ils vont nous accompagner jusqu'au premier point de blocage, là où nous avons laissé les autres véhicules, au cas où ne nous pourrions pas passer.
J'en profite pour rentrer avec eux : le vieux tracteur est plus confortable que la bétaillère de notre 4x4...
Bilan de cette visite : 3 administrations vont émettre un avis défavorable à l'attribution d'une nouvelle AEX à ce concessionnaire.
Serons-nous entendus ?
17 juin 2009
République Dominicaine 4/8
Voici l'alcazar (le palais) du vice-roi Diego Colon, fils de Christobald Colon (Christophe Colomb pour nous).
L'explorateur avait semble-t-il le sens de la famille et il avait préparé un avenir à son fils Diego.
Le bâtiment est peu élégant et de par sa forme parallélépipèdique la distribution intérieure est simple.
Nous sommes accueillis par ce magnifique cheval en harnachement de guerre.
Nous venons de changer d'époque.
Les meubles de cette époque sont très jolis, sculptés avec art. Je ne sais pas comment les dominicains ont pu conserver tout ce mobilier malgré leur histoire mouvementée.
Une des terrasses de l'étage (il y en a une de chaque côté).
Bien remarquer l'élégance des ouvertures.
Voici la chambre de la reine. Ils ne couchaient pas ensemble. Mais notre guide nous a affirmé que cela ne les avait pas empêché d'avoir une descendance.
Dans un secrétariat trône un tableau de Christobald et Diego Colon.
Près de nombreuses fenêtres avaient été installés des sièges en pierre.
Le livre de partition en grégorien de Diego Colon ou de la reine.
09 juin 2009
République Dominicaine 3/8
Aujourd'hui nous allons nous promener dans Santo Domingo.
Voici la rue des Dames. Ainsi nommée car elle était empruntée tous les jours par la femme de Diego Colon (le fils de Christobald) et ses 50 femmes de compagnie (!!!) qui l'avaient suivie sur cette nouvelle terre.
Voici la rue la plus commerçante de la ville : la rue El Condé. Malgré tout, il n'y a pas que des touristes.
C'est la seule rue piétonne de la ville.
Au milieu des boutiques de luxe, les marchands ambulants attendent le chaland.
Comme partout dans le monde, ils vendent les mêmes choses au même prix.
Un des objets particuliers de la République Dominicaine est la poupée sans visage.
Ici il y a de nombreuses ethnies qui vivent en harmonie. Pour ne pas faire de jaloux, les poupées sont fabriquées sans visage.
C'est très curieux à voir.
Tous les marchands pour touristes vendent des tableaux aux couleurs vives. Certains sont même beaux.
J'ai beaucoup aimé aussi les joueurs d'échecs. Je ne crois pas qu'ils soient très nombreux car c'est le seul endroit où j'ai pu en voir.
Les parties, limitées à 5 minutes, étaient très acharnées. Le monsieur de gauche a remporté toutes celles que j'ai regardées.
Voici une vue générale de la rue El Condé. Le curieux véhicule que vous apercevez est à la police.
Politur est la police chargée de protéger les touristes qui sont une des principales ressources de ce pays qui, avec 8 millions d'habitants, accueille chaque année plus de 4 millions de touristes !
Une petite balade dans les rues nous fait découvrir de jolis monuments.
Voici les ruines de l'hôpital San Francisco.
L'architecture espagnole est magnifique.
Voici notre car durant tout le séjour. Tous les véhicules de ce genre ont ces pare-chocs imposants.
Le premier jour, notre guide nous a dit que nous avions un bon chauffeur et qu'il avait le permis... cela ne nous a guère rassurés en pensant aux autres !
Je termine avec une nouvelle fois la statue de Christobald Colon et Anacoana juste parce que je la trouve très belle.
02 juin 2009
Concert en forêt amazonienne
Grâce à Alice nous nous retrouvons en pleine forêt amazonienne pour un concert sympathique.
Elle va nous quitter pour deux ans et, avant son départ, elle a voulu organiser un après-midi musical.
Il y a plusieurs familles d'amis qui vivent dans cette zone, près d'une crique charmante. Le paradis...
Le site est fabuleux et les chanteurs devront concurrencer les oiseaux.
Les conditions de prises de vue sont très difficiles. Le carbet est alimenté en électricité par des panneaux solaires et nous n'avons donc pas de projecteur pour éclairer la scène : il faut être économe pour que le frigo soit alimenté toute la nuit.
Mais ces quelques contraintes n'empêchent pas que la vie ici est très agréable. Ils ont même le téléphone portable !
C'est Stéphane qui commence.
Je crois que la vidéo jointe relate bien l'ambiance qui règne.
Lui et Alice ont pris des cours de chant avec Gisèle cette année.
Judith, la pianiste, a du mérite et réalise des exploits avec ce piano pas très adapté au classique.
Alice suit.
Il n'y a pas beaucoup de public. Mais même si c'est devant des amis, l'émotion est là, qui noue les tripes !
Le carbet possède un étage pour les chambres. C'est une belle construction traditionnelle... du Brésil.
Eduardo est cubain. Il est professeur de saxo et de clarinette à l'école de musique de St Laurent. Diego est son plus grand supporter.
Anne, la violoniste, est également prof à St Laurent et... la maman de Diégo.
Avec deux parents musiciens, Diégo a une voie toute tracée...
Alice, Stéphane et quelques amis ont fondé un petit groupe de variété qui se produit régulièrement à St Laurent.
Vous pouvez les écouter à la fin de la vidéo.
Un dimanche bien agréable, avec beaucoup de bonne humeur et d'amitié, comme on les aime tant.
Concert en foret
Concert en foret
Vidéo envoyée par robert97
Et nous voici dans le carbet de Stéphane, en pleine forêt à une dizaine de kilomètres de St Laurent du Maroni. Il n'est possible de filmer qu'en contre-jour et comme nous ne disposons pas de projecteur (le carbet est alimenté grâce à des panneaux solaires) la prise de vue n'est pas très bonne. Mais l'ambiance, elle, le fût, bonne !











































