28 novembre 2008
A Paramaribo
Et nous voilà repartis pour le Suriname.
Nous voici de nouveau à l'embarcadère de la Gabrielle, le bac qui fait la liaison avec Albina que l'on aperçoit au loin.
Des collègues de Cayenne nous ont rejoint, mais c'est le hasard et nous ne serons plus ensemble à Parbo.
Les formalités seront vite embarquées. Il faut dire que le bac ne peut passer qu'une dizaine de passagers et que beaucoup de ceux qui partent au Suriname se gardent bien de passer par les contrôles....
Deux heures plus tard et 150 km plus loin, après un voyage fatigant sur une route toujours aussi mauvaise, nous arrivons chez des amis Surinamais.
Et nous voilà partis pour une petite balade dans la banlieue de Parbo.
Voici un joli site sur le fleuve Paramaribo.
Ma passagère a fait quelques photos pendant le trajet.
Il faut être courageuse pour monter derrière une sportive (je l'écris au féminin car il y a peut de mecs qui acceptent de le faire....).
Il faut reconnaitre que cela ne manque pas de charme...
Le repas de midi est pris dans le restaurant javanais du père d'un copain surinamais.
L'entrée est une soupe bien chaude. Je ne vous dirai pas qu'on avait besoin de se réchauffer, mais ce n'est pas désagréable de manger une soupe même si il fait très chaud (nous sommes au coeur de la saison sèche et il fait vraiment très chaud).
Le moment du retour est arrivé. Dur de se rééquiper pour la route !
Mais la sécurité est à ce prix. Même les locaux ne transigent pas (ou très peu).
Mais cette fois il y aura des dégats pendant le retour.
Marc a fissuré son carter moteur à cause d'un immense trou dans la chaussée qu'il n'a pas vu car il était au milieu du groupe.
Retour à la poussette !
Steve, lui, est bon pour une roue arrière. Pour la même raison... mais pas au même endroit !
20 novembre 2008
Du virtuel au réel
Nous sommes en train de vivre quelque chose de curieux, que je n'avais pas imaginé.
Cédric (à gauche) et Jean-Yves ont ceci de commun : ils se sont rencontrés grâce à un forum !
Sur Maguyane pour être précis. Ce forum donne des renseignements à ceux qui se tâtent pour venir ou à ceux qui ont déjà pris leur décision mais qui ont besoin de renseignements complémentaires.
Ou tout simplement, de temps en temps, de vrais délires sympa, toujours en français correct, ce qui change de beaucoup de forums...
C'est Sonia, alias Kikiwi (un oiseau local jaune et bruyant) qui est à l'origine de ce forum.
Elle anime ce forum depuis un peu plus d'un an et elle veille à la bonne humeur générale (pour ça, elle n'a pas beaucoup de mal !!!)
De fil en aiguille, les membres guyanais du forum ont eu envie de se connaître.
Ici, c'est la deuxième rencontre. Pratiquement tous les membres locaux ont participé à au moins une des deux sorties.
Déjà on parle de la troisième rencontre.
Je n'avais pas imaginé jusqu'à présent que le virtuel pourrait devenir réel.
Et cela est une vraie réussite. Finalement, on arrive à faire des choses sympa avec internet. Merci à Kikiwi et à ceux qui ont eu cette idée !!!
Évidemment, je pense à vous tous qui êtes plutôt près du feu ou alors bien emmitouflés dehors...
Les enfants ne se sont pas ennuyés non plus.
Cette journée s'est déroulée au bord de la crique Toussaint, à quelques kilomètres de Sinnamary
(la ville de naissance d'Henri Salvador), en direction d'Iracoubo (route de St Laurent).
(photos de cet article : Catherine Lasne, pseudo Catoula)
11 novembre 2008
Le fleuve Sinnamary (2)
Cette fois nous allons vers l'embouchure du fleuve. L'Atlantique est à moins d'une demie-heure de navigation.
Nous allons voir les oiseaux, bien que l'heure (début d'après midi) ne soit guère propice à leur observation.
Nous longeons la mangrove.
Nous arrivons à l'estuaire du Sinnamary.
Nous commençons à apercevoir les oiseaux. Certaines taches rouges sont intrigantes.
Et oui, ce sont des ibis rouges.
Comme les flamands, il se nourrissent de petits crustacés qu'ils trouvent en abondance dans la mangrove (= forêt de palétuviers).
A tel point que l'ibis ne vit que dans la mangrove. Il se déplace avec elle, la mangrove ne restant pas toujours à la même place.
Vol d'ibis
Vol mixte
Cette ruine est celle d'un petit phare qui a été construit du temps du bagne et qui était servi par les bagnards.
La navigation du Sinnamary est dangereuse près de l'estuaire à cause des bancs de sable qui se déplacent. A cet endroit, en plus, il y avait des rochers.
J'aime l'arrivée sur la ville de Sinnamary.
Par le vieux pont comme par le fleuve, c'est une belle cité.
Curieusement, ils ont mis le cimetière au bord du fleuve...
C'était sûrment du temps où le terrain ne valait pas cher, le tan lontan (autrefois).
03 novembre 2008
Le fleuve Sinnamary (1)
Aujourd'hui nous allons faire une tournée de surveillance sur le fleuve Sinnamary. Nous embarquons à... Sinnamary, aux Pieds dans l'eau, un endroit que certains d'entre vous connaissent peut-être car c'est par ici qu'ont été tournés les épisodes de la 2ème compagnie de TF1.
Ce site magnifique est un hôtel, le seul de Sinnamary. C'est là que logent les russes qui viennent travailler sur le site de lancement Soyouz qui devrait être opérationnel en 2009.
Ce site est dans l'enceinte du CSG (Centre Spatial Guyanais) qui s'étend sur deux communes : Kourou et Sinnamary.
Nous continuons notre navigation. Nous rencontrons plusieurs habitations.
Ces gens vivent ici une partie de l'année et en métropole le reste du temps.
Ils se promènent le long du fleuve. Cela fait des années qu'ils vivent ainsi. Ils savent tout ce qui se passe dans le coin.
Ici c'est une exploitation agricole.
Il y a de nombreux abattis sur cette partie du fleuve car il y a des chemins d'accès terrestres. Plus en amont, c'est le royaume des guides qui emmènent les touristes à la découverte de la forêt.
Hélas, en Guyane, ce n'est pas une activité à temps complet. Les touristes ne sont pas très nombreux.
Quelques miles nautiques et quelques kilomètres à pied plus loin, nous tombons sur cette exploitation sauvage qui était un des buts de notre déplacement.
Plusieurs arbres ont été coupés. Les planches, débitées sur place à la tronçonneuse sont ensuite emmenées "à l'os", c'est à dire sur l'épaule, jusqu'au fleuve.
(ce n'est pas une expression locale, c'est Jean-Paul, notre cousin alsacien qui l'utilisait régulièrement).
Puis le retour s'effectue de façon habituelle avec toujours des criques à franchir sur de jolis petits ponts de bois...
Nous rencontrons des termitières abandonnées. Il y en a beaucoup dans ces forêts.
Puis c'est le retour par le fleuve. J'aime bien ces moments qui sont très reposants, malgré le bruit du moteur.
Nous longeons la mangrove, omniprésente à certains endroits de la côte, à tel point qu'une espèce de papillon y prolifère.
Ces papillons ont la particularité d'être recouverts d'une substance urticante très violente. A une période de l'année, ils envahissent les villes et les villages et cette substance se répand partout, provocant la papillonnite qui se traduit par des démangeaisons terribles et très difficiles à soulager.
Puis c'est l'arrivée à Sinnamary.
Une prochaine fois, je vous montrerai l'embouchure du fleuve.


































