Voeux
Bonne et heureuse année 2012 à vous tous
Happy new year 2012 to all
Frohes neues Jahr 2012 für alle
Feliz Año Nuevo 2012 a todos
Buon Anno 2012 a tutti
Feliz Ano Novo 2012 para todos
2012 لكم جميعا سعيدة سنة جديدة
Compteur
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40 426 visiteurs au 15 janvier 2012
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Ayant quitté la Guyane, je ne devais plus faire d'article dans ce blog. Mais j'ai eu la très grande joie de recevoir des nouvelles plus que sympa de mes amis lointains et je ne résiste pas au plaisir de publier les photos qu'ils m'ont transmises.
MISE EN GARDE SI VOUS DEVEZ VOUS RENDRE EN GUYANE :
Si vous préparez un voyage en Guyane, seul le vaccin contre la fièvre jaune est utile et obligatoire. Si vous êtes en bonne santé vous n'avez besoin de rien d'autre. Votre médecin vous conseillera un tas de vaccins inutiles, hépatites A et B, tétanos, diphtérie... et pourquoi pas celui contre la grippe dont notre gouvernement ne sait plus quoi faire ?
Les médecins de métropole ne connaissent rien à la Guyane sur le plan santé et ils ratissent large. Ne vous laissez pas impressionner. Nous ne sommes pas plus en danger ici que chez vous.
Pour le paludisme, seul le sud de la Guyane est concerné (bien au delà d'Apatou). Mais il suffit d'être prudent pour éviter de se faire contaminer. Donc oui, ce risque est présent dans cette partie de la Guyane.
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Une surprise émouvante
Début mai, chez des amis à Mayotte, je consulte mes courriels. Tiens, des nouvelles de Guyane envoyées par mes amis Anne-Marie et Jean-claude.
C'est la description sommaire de la sortie annuelle organisée par Gilles Hardiviller (Hardi pour les intimes) à la crique Morpio. Le but de cette sortie est de tenter de faire sortir les 125 cm3. Chaque année ils sont quelques uns à tenter cette aventure pour leur plus grand bonheur : rouler avec les gros cubes.
J'ouvre la première pièce jointe et là, l'émotion m'assaille. Jugez plutôt :
J'ai fait ma dernière sortie motarde en Guyane en juillet de l'année dernière et ils me font le plaisir de cette magnifique photo. Un grand merci à vous tous, y compris les nouveaux venus qui ne me connaissent pas et qui ont posé.
J'ouvre la deuxième photo avec impatience....
Et là encore une belle émotion : ce sont les copains du L2RO (Les 2 Roues de l'Ouest), le club de St Laurent du Maroni, avec lesquels je suis sorti pendant ces quatre belles années passées avec eux.
Je n'oublie pas ces belles sorties, surtout celles du Suriname... avec peut-être une pensée particulière pour celle de Nickérie, à la frontière du Guyana (ancienne Guyane anglaise). Ils comprendront....
Un grand merci à vous tous.
Je porte toujours les couleurs de la Guyane et du L2RO :
Très amicalement à vous tous, amis de St Laurent du Maroni, Kourou et Cayenne.
Retour en métropole
Quatre ans déjà ! Je suis maintenant en retraite et il nous faut quitter St Laurent du Maroni pour rentrer chez nous, en Ardèche.
Il nous faut quitter cette belle maison du quartier historique dit "Le petit Paris".
Nous y aurons passé de biens bons moments.
Si vous êtes curieux, regardez la taille du cactus et allez voir dans mes premiers articles : c'est incroyable comme il a grandi.-
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Les déménageurs sont là. Nous n'en avons plus pour très longtemps.
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Nous quittons St Laurent quelques jours plus tard non sans faire une dernière visite à cette belle promenade sur le bord du Maroni.
Que de rencontres avons nous faites ici, que de beaux couchers de soleil sur le Suriname.
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Et c'est le départ. Adieu St Laurent. Je sens déjà que je laisse une partie de mon cœur ici.
Un dernier passage au check point d'Iracoubo. C'est un passage obligé sur lequel a été établi un barrage permanent qui empêche les bandits de l'Ouest (souvent surinamais et guyaniens) d'aller sur Kourou et Cayenne. Il y a un barrage équivalent sur la route de l'est, à Bélizon, pour bloquer les brésiliens en situation irrégulière.
Mais cela n'arrête pas des gens décidés, et la violence sévit souvent dans les villes protégées.
Ce barrage est tenu par les escadrons de passage des gardes-mobiles. Et il arrive parfois, au début de leur séjour, que certains profitent de cette opportunité pour faire des contrôles supplémentaires. Et là, c'est vraiment mal vécu car on se sent pris comme dans une nasse.
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Nous avons choisi de prendre notre dernier repas à Rémire-Montjoli, belle banlieue de Cayenne. Évidemment, les crevettes de Guyane font parti du menu.
La plage est vraiment magnifique et il reste de la place. Avis aux amateurs !

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Puis c'est l'attente à Rochambeau, l'aéroport de Cayenne. L'avion étant arrivé de Paris avec 2 heures de retard, nous avons tout le temps devant nous.
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L'aérogare n'est pas spécialement élégant. Il y a une grande bataille actuellement à son sujet car le nom de ce lieu est Rochambeau.
Ce brave Rochambeau (il participa de manière décisive à l'indépendance des États-Unis) semble avoir un homologue qui aurait fait dans l'esclavage.
Cette homonymie déplait à pas mal de gens en Guyane et un grand débat est en cours pour changer le nom de l'aéroport. Seulement chaque composante guyanaise souhaite que ce soit un de ses héros qui donne son nom à l'aéroport. Ce n'est pas gagné. Une chose est pratiquement acquise : ce ne sera pas un nom amérindien (Sepelu était pressenti, voir ici : http://www.potomitan.info/ki_nov/guiyan/sepelu.php ) car ça ne plait pas à la classe dirigeante de Cayenne.
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Notre avion est arrivé peu avant le départ de celui d'Air France.
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-Après la campagne promotionnelle pour la Guyane des années 2005-2007 (environ) :
"La Guyane, personne ne vous croira"
voici la nouvelle tout aussi bien ciblée
"Où vivre une expérience unique ?"
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Puis c'est le départ. Nous avons la chance d'être surclassés en classe affaire. Vous savez ? celle qui est à l'avant de l'avion et dont, bien souvent, les voyageurs ne paient pas leurs billets : hommes d'affaires, chefs d'entreprises, élus, hommes politiques. C'est comique d'imaginer que tout le monde participe à leurs billets d'avion soit par le prix des marchandises ou services que nous achetons, soit par nos impôts.
Il faut bien reconnaitre que l'on est particulièrement bien traité dans cette classe. Repas et vins dignes d'un grand restaurant, grands fauteuils (6 de front au lieu de 9 dans la bétaillère) et beaucoup plus de place pour allonger les jambes. Sans parler du grand écran vidéo.-
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Le petit déjeuner...
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À Orly nous retrouvons avec joie le fils de nos amis amérindiens kalina du village Paradis (un des hameaux de St Laurent), Joël (avec le bonnet) qui vit à Paris depuis un an.
Puis c'est l'arrivée en Ardèche où une bonne surprise nous attend : deux couples d'amis ont investi la maison avec la complicité de nos enfants pour nous faire un magnifique accueil.
Ensemble, ils avaient préparé un petit repas que nous avons pris rapidement (nous étions un peu fatigués après 41 heures de voyage...).
Notre nouveau domaine.
C'est le dernier article que je fais dans ce blog. Il contient 296 articles (soit une moyenne de plus de un par semaine) dans lesquels,en cherchant bien vous pourrez y trouver beaucoup d'informations sur la vie en Guyane, la forêt guyanaise, les gens, le fleuve.
Peut-être, et cela me ferait beaucoup plaisir, vous donnera-t-il envie de découvrir ce magnifique département. Bonne lecture.
Visite aérienne de St Laurent du Maroni
Je viens de découvrir une petite merveille : le paramoteur. C'est une machine au vol lent qui permet de profiter pleinement de l'endroit que l'on survole.
Je vais vous faire visiter cette belle ville qu'est Saint Laurent du Maroni.
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Accrochez vous, c'est parti !
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Voici la première vue de la ville au décollage. Le modernisme de la conception est évident. Avant St Laurent, il y avait un village amérindien : Kamalakuli.
Le lieu fut baptisé St Laurent le 23 août 1857 par le commandant Mélinon en l'honneur du gouverneur de la Guyane de l'époque, l'amiral Auguste-Laurent Baudin. À l'époque on ne supportait pas les noms indigènes des lieux....
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Au bout de mon pied, vous avez le bagne. Les 12 baraques sont les logements des bagnards. Le petit espace à droite est le quartier disciplinaire avec les cages (il n'y a pas d'autre mot possible) des punis, certains à mort.
Les guides du camp nous parlent de 18 condamnés exécutés en 100 ans.
Voici les quartiers du Petit Paris (ainsi appelé parce que du temps du bagne, avec la main d'œuvre gratuite, il était toujours très propre) et des Cultures (qui était le jardin de St Laurent).
Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer notre maison. Elle a été construite du temps du bagne, vraisemblablement au début du 20ème siècle. Ce sont les cadres du bagne qui logeaient dans ces petits palais.
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Voici le centre ville de St Laurent. Il y a aussi de nombreux quartiers.
On voit bien ici quelques quartiers périphériques et la forêt qui entoure le tout.
Au premier plan, Paddock, au fond St Louis.-
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Sur la gauche, le quartier des Vampires. Il y a plusieurs écoles dans cette zone, de la maternelle au lycée technique.
Au fond, à gauche de l'aérodrome, c'est baka lycée (derrière le lycée).
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Les iles du Maroni. La toute petite est l'ile aux lépreux. À sa droite, l'ile de la quarantaine.
Au bout de cette ile, se confondant avec le continent, l'ile Portal, la plus grande ile du Maroni.-
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De l'autre côté du Maroni, la ville voisine surinamaise : Albina.
C'est d'ici que viennent de nombreux vendeurs à la sauvette (nourriture et cigarettes....) et de nombreuses crapules, dont certaines sont dangereuses, qui viennent agresser les habitants de St Laurent.
Quand on sait que nombre d'entre eux profitent de l'argent français (allocations familiales et autres), ça permet de se poser des questions sur les limites de la générosité nationale...
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Au premier plan, le quartier de la Charbonnière. C'est le quartier principal des noirs marrons.
C'est l'endroit des contrastes. Restaurants sympa d'un côté, lieux plus sombres de l'autre.
C'est ici que nombre de St Laurentais viennent se ravitailler en produits plus ou moins légaux...
Vous voyez aussi les pirogues qui font la navette tous les jours avec le Suriname.
Rares sont celles qui accostent vers la douane....
Ici, c'est le quartier du Lac Bleu. Personne n'a pu me dire pourquoi bleu...
Rectification : ce lac est un lac de carrière de laquelle était extrait une roche bleue.-
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Voici la richesse de St Laurent : la rhumerie St Maurice. C'est la dernière de la Guyane.
N'en déplaise à certains (pardon amis antillais !), le rhum produit vaut largement celui des Antilles. Il n'y en a pas beaucoup en métropole (la production est peu abondante), mais si vous voyez une bouteille de Belle Cabresse, laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas.-
Toutes les commues du littoral de Guyane manquent de logements. Tous les ans, de nombreuses petites cités sont construites.
En voici une qui fera partie du cru 2010.
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Voilà, nous avons déjà fait le tour de la ville. Il est temps de se poser.
Il fait presque nuit. Toute l'année nous avons des jours de 12 heures et la tombée de la nuit varie de 18h30 à 19 h.
Nous n'avons jamais de grandes soirées... mais cela ne nous empêche pas de faire la fête !!!
Saut Maman Valentin
Pour les besoins d'une tournée de surveillance, nous sommes allés dans la zone de Saut Sabbat, près du fleuve Mana. L'endroit est cerclé en bleu sur la carte.
Une nouvelle piste a été faite pour les besoins de la construction d'une centrale électrique au fil de l'eau. C'est à dire qu'il n'y a pas de barrage de retenue avec création de lac, juste une digue qui permet de garder le niveau constant et de diriger l'eau en grande partie vers la turbine, le reste allant dans un déversoir qui permet le passage des poissons et des pirogues.
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Cette partie de la forêt est très fréquentée par les ravitailleurs des sites clandestins d'orpaillage. De nombreux détritus jonchent la forêt.
Lorsque la pression des gendarmes est trop forte, ils ne peuvent plus passer par Saut Sabbat en pirogue. Ils sont obligés de faire des ravitaillements routiers mais ils ne peuvent pas approcher jusqu'au bord du fleuve pour charger les pirogues.
Ils transfèrent le carburant dans des bidons de 30 à 40 l portés à dos d'homme....
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La piste pour accéder à saut Maman Valentin est superbe.
C'est un paysage auquel vous commencez à être habitués si vous venez régulièrement sur ce blog...
Nous approchons du bout de la piste. La saison des pluies commence et cette section n'a pas encore été stabilisée.
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Il vaut mieux avoir un 4x4...
Voici la fosse qui va recevoir les installations techniques. Un brise-rochesbrise-roches est attendue pour creuser les 2 derniers mètres. L'ouvrier au centre vous donne une idée des dimensions de l'ouvrage.
La Guyane manque d'électricité. Il y a peu de sites hydrauliques disponibles.
Il y a aussi plusieurs projets de champs photo-voltaïques dans la zone de l'Ouest guyanais.
La Mana au niveau du saut de Maman Valentin.
Les tourbillons montrent la partie du saut.
L'eau qui a commencé à remonter à cause des premières pluies importantes recouvre les rochers du saut.





































